Résumé

Sébastien Blaze Mémoires d'un apothicaire sur la Guerre d'Espagne… (1828)

Je ne tenterai pas de décrire les transports de joie, les mouvemens d'impatience de mes huit
mille compagnons d'infortune, à la vue de l'armée française triomphante. Nous n'en sommes éloignés que de deux lieues, mais c'est la mer qui nous sépare. L'espoir de recouvrer cette liberté si chérie et si désirée fait affronter les dangers les plus grands, ils disparaissent à nos yeux; les malheurs du ponton deviennent insupportables, et la liberté nous attend sur la côte. Tous les nageurs veulent se confier à l'onde pendant la nuit, et tenter la fortune; tous se noient, ou sont repris et mis à mort.
Source : Gallica

Sébastien Blaze Mémoires d'un apothicaire sur la Guerre d'Espagne… (1828)

Ces deux qualités se sont bien affaiblies chez eux, si elles ne se sont pas perdues tout à fait ; les Espagnols ont dégénéré. Maintenant ils n'ont guère plus de courage dans les combats qu'ils ne montrent de galanterie et d'amabilité
auprès des dames; ils sont fort amoureux et négligent pourtant ces deux lois fondamentales de la chevalerie. Rien n'est si ridicule qu'un Espagnol aux pieds de sa maitresse, il lui tient des propos d'amour et se livre à la gaîté, sans quitter un instant le ton solennel et l'air sérieux.
Source : Gallica

Sébastien Blaze Mémoires d'un apothicaire sur la Guerre d'Espagne… (1828)

Des pierres, des boulets, des gueuses qu'on lançait avec la main dans les embarcations , dix fusils bien servis et le courage du désespoir : telles étaient les armes que nous avions à opposer à la fureur des Anglais et des Espagnols réunis pour nous écraser, à douze chaloupes remplies de gens armés jusqu'aux dents, à six chaloupes chargées de l'artillerie la plus formidable. Nous étions trop avancés pour reculer, il fallait vaincre ou mourir notre choix fut bientôt fait entre la vie et l'esclavage, ou la liberté conquise au prix de nos jours.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature