Adolphe Desbarrolles,
Deux artistes en Espagne, illustrés par Eugène Giraud
(1865)
“ Deux heures après le navire entra dans le Guada'quivir et prit une allure moins active. Il était temps. Giraud se rapprocha de moi, vint s'asseoir tout pâle sur un banc et prépara ses crayons. Guadalquivir ! C'est un beau nom, c'est un de ces noms que l'on entend résonner dès l'enfance et qui remplit l'oreille de son harmonie. Guadalquivir ! Les Arabes l'appelaient Ouad-al-Kebir (grande rivière) . La réalité fait tort aux jeux de l'imagination. Ce ne sont pas des rives ombragées, des collines verdoyantes, c'est un pays nu, aride, brûlé tout à l'entour. ”
