Guadalquivir

Définition et enjeux

Portrait de Adolphe Desbarrolles Adolphe Desbarrolles Deux artistes en Espagne, illustrés par Eugène Giraud (1865)

Deux heures après le navire entra dans le Guada'quivir et prit une allure moins active. Il était temps. Giraud se rapprocha de moi, vint s'asseoir tout pâle sur un banc et prépara ses crayons.
Guadalquivir ! C'est un beau nom, c'est un de ces noms que l'on entend résonner dès l'enfance et qui remplit l'oreille de son harmonie. Guadalquivir !
Les Arabes l'appelaient Ouad-al-Kebir (grande rivière) .
La réalité fait tort aux jeux de l'imagination. Ce ne sont pas des rives ombragées, des collines verdoyantes, c'est un pays nu, aride, brûlé tout à l'entour.
Source : Gallica

Portrait de Valérie de Gasparin Valérie de Gasparin Andalousie et Portugal (1886)

Toute l'eau du Guadalquivir n'éteindrait pas ces rouges reflets.
Les sabots des chevaux ont beau piaffer, leurs grelots sonner, les Andalouses montrer leurs petites dents blanches; la fumée des cigarettes peut bien monter gaiement, et tous ces braves gens-là, rieurs, paisibles, nous regarder d'un œil doux ; notre cœur frémit
Source : Gallica

Portrait de René Bazin René Bazin Revue des Deux Mondes

A cinq heures du matin, nous descendons au bord du Guadalquivir. Séville est encore endormie. Et la nuit est bleue. Je ne l’ai jamais vue de cette couleur franche et uniforme. L’eau du fleuve est bleue. Les arches du pont de Triana, où nous attend le bateau, sont bleues ; les navires qu’on découvre au-delà des arches le sont aussi par reflet ; le ciel est criblé d’étoiles qui semblent plus fixes que les nôtres : elles rappellent le regard des Andalouses, qui est long et qui ne tremble pas.
Source : Wikisource

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