Pierre d’Espagnat, Revue des Deux Mondes
“ Un de ces matins derniers, avec la pointe du petit jour, j’étais monté sur ce morne majestueux de Guadalupe qui, sur nos têtes et selon l’heure, projette ou retire son ombre. J’ai toujours compris les peuples qui adoraient l’aurore. Par le zigzag des rues coupées à angles droits, le long des fenêtres barrées de fer, j’avais gravi lentement ces déclivités à courbe relevée qui mènent là-haut vers la perspective de toute la ville. Ainsi je pouvais me figurer à moi-même quelque paisible concitoyen de ce quartier rentrant du bal chez lui à l’appel de l’aube. ”
