Résumé

E. Dubois Le Mexique, ou Les Français à Mexico (1864)

Cet éloquent plaidoyer fut à peine écouté; on se contenta de nommer Las Casas évêque de Chiapa, au Mexique. Il s'y rendit et continua de protéger les malheureux auxquels il avait voué sa vie. Des Espagnols, pour essayer de voiler aux yeux du monde tout l'odieux de leur conduite, imaginèrent d'établir en principe que les Indiens n'étaient pas des hommes, mais des êtres privés d'une âme raisonnable et intelligente, et qu'alors il était licite de les traiter comme desbrutes. A cette odieuse interprétation, un cri d'indignation s'éleva parmi les missionnaires.
Source : Gallica

E. Dubois Le Mexique, ou Les Français à Mexico (1864)

Guatimozin supporta tout ce que la cruauté put imaginer de tourments avec un courage indomptable. Cortez, honteux de sa faiblesse, arracha enfin sa victime des mains des bourreaux.
La prise de Mexico pouvait être considérée comme la conquête de tout l'empire; car de nombreuses députations des tribus les plus lointaines acccururent pour se convaincre de l'étonnant événement de la ruine de la ville abhorrée. La plus grande partie de l'Anahuac, effrayée des succès des Espagnols, reconnut la suzeraineté castillane. Quelques peuplades se montrèrent
moins disposées à se soumettre.
Source : Gallica

E. Dubois Le Mexique, ou Les Français à Mexico (1864)

Les Mexicains, fatigués de ces longues et sanglantes luttes, reconnaissent de plus en plus la nécessité et le bienfait de l'intervention française. Un grand nombre de provinces importantes s'y rallient et abandonnent Juarez. La marche des événements fait espérer qu'avant peu le Mexique sera délivré de l'anarchie dans laquelle il se débat depuis plus de cinquante ans ; qu'il sera pacifié, régénéré, et sera de nouveau constitué en un puissant et vaste empire. Ce beau résultat sera l'œuvre de la France; elle seule n'a pas hésité à sacrifier son or et le sang de ses sujets pour l'obtenir.
Source : Gallica

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