Pierre d’Espagnat, Revue des Deux Mondes
“ C’est un vol de chat-huant, dans l’air mort, dans l’air étouffe d’une pesanteur de tempête, mais qui va merveilleusement s’alléger, se sublimer au jour. L’aurore, en effet, tombe à la fois sur trois choses superbes inopinément découvertes : l’immensité verte et rose de la Cienaga où l’on vient de déboucher, le liséré délicat des forêts à l’infini, la colossale silhouette d’ombre de la Sierra-Nevada, surplombant le tout. Parmi la première allégresse muette de la matinée, sous la serre d’or posée au faite des montagnes, le spectacle est inexprimable. ”
