Rue Royale

Définition et enjeux

Eugène Carissan,  Paris dans sa splendeur : Monuments… (1861)

“ La rue Royale, qui est la magnifique parallèle de celte rue des Champs-Elysées, n'a rien perdu de la monumentale uniformité qui lui fut donnée en 1757, de par une ordonnance royale. A peine s'est-il aventuré quelques boutiques, un relieur, un pâtissier, un sellier, au rez-de-chaussée de ces beaux hôtels. C'est toujours la noblesse qui les habite. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Maret Henri Maret,  Le Tour du monde parisien

“ Rien pour le rêve, tout pour la réalité. Un peuple immense parcourt ces quartiers ; des voitures sans fin font jaillir à la fois de chaque pavé des myriades d’étincelles ; tout vit, tout remue, tout s’agite, mais d’une vie, d’un mouvement et d’une agitation nobles et fiers comme le frémissement des ailes d’un aigle.
La rue Royale est le plus beau fleuron qui luise à cette couronne de rues. Elle a la largeur d’une place, ses trottoirs rivalisent avec ceux des boulevards et, comme ces derniers, elle possède des arbres et des marchandes de journaux.
”
Source : Wikisource

René Delorme,  Une coquine (1879)

“ Cent ans plus tard, c'est au Palais-Royal que battait le coeur de la ville. Aujourd'hui il faut aller jusqu'à la rue Royale pour trouver le point central de la vie moderne. Depuis quinze ans un nouveau Paris, un Paris tout neuf, s'est élevé entre la Madeleine et le parc Monceaux. La colline, couverte de constructions délabrées, de terrains vagues, d'échoppes borgnes, qui s'étendait de l'église au jardin, a été divisée, nivelée, supprimée par les tranchées du boulevard Malesherbes et du boulevard Haussmann. ”
Source : Gallica

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