Auguste Vitu

Élements biographiques

Portrait de Auguste Vitu Auguste Vitu,  Contes à dormir debout (3e édition revue… (1876)

“ Madeleine, triste et oppressée, s'était retirée dans l'angle le plus obscur de la chambre, où le regard d'Albert la cherchait vaguement, lorsque le docteur Maugis entra.
C'était un homme d'une stature élevée et de forte encolure. Sa tête, d'un volume énorme, ne présentait d'abord d'autre saillie que la carrure d'un nez puissant et sensuel, le modelé de deux grosses joues et le double arc d'une paire de lunettes d'or. Mais une vaste intelligence et une bonté sereine se lisaient sur un front large et haut, couronné de cheveux noirs mêlés comme les broussailles qui surplombent
un roc.
”
Source : Gallica

Portrait de Auguste Vitu Auguste Vitu,  Les réunions publiques à Paris… (1869)

“ Jacobins, hébertistes, tricoteuses de guillotine, tout le personnel de la Terreur joue en ce moment devant le peuple de Paris une odieuse et bouffonne parodie datée de 1793.
Dans ces assemblées, il se débite tous les soirs, à la face d'un public immense, sous la surveillance à peu près dérisoire d'un commissaire de police, les discours les plus extravagants et les plus criminels, mélange à doses égales de bêtise et de perversité. L'autorité, qu'elle vienne du ciel ou de la terre, y est niée et conspuée ; la morale publique, comme la morale religieuse, est outragée sous toutes les formes.
”
Source : Gallica

Portrait de Auguste Vitu Auguste Vitu,  Contes à dormir debout (3e édition revue… (1876)

“ L'étoile grandit encore et se tordit comme un serpent de feu. A la lueur terrible qu'elle jetait et qui éclaira les nuées, Albert vit qu'il était au-dessus d'une grande ville toute hérissée de grands clochers et de toits aigus.
Albert se posa sur un de ces toits, qui glissa comme une trappe, et il se trouva, un poignard à la main, dans une grande chambre meublée avec une simplicité monastique. Un grand lit fort exhaussé, à la mode ancienne, occupait un angle et se dissimulait sous de blancs rideaux de percale dont les plis recélaient un Christ d'ivoire surmonté d'une branche de buis bénit.
”
Source : Gallica

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