Auguste Vitu,
Contes à dormir debout (3e édition revue…
(1860)
“ « À mon tour, monsieur, je gardai le silence; mais le lendemain, le vieillard aux lunettes d'or se retirait avec une petite pension, et je rentrai comme second violon dans l'orchestre de l'Opéra. O tristesses du coeur ! Ulrique est un ange, mais je suis moins parfait : grande dame ou grisette, je l'aurais adorée, et moi j'ai besoin d'un méchant stradivarius pour être complètement aimé!... Oui, monsieur, à toute heure elle est ma femme, devant Dieu et devant sa conscience, mais en réalité, je ne suis son amant, son bien, sa vie, que de huit heures à onze, les soirs d'Opéra.... » ”
