Gaston Leroux

Gaston Leroux

Résumé

Portrait de Gaston Leroux Gaston Leroux Balaoo

C’est Noël qui aura fait encore quelque bêtise et papa le corrige.
Patrice, étonné, tourna la tête du côté de la vieille Gertrude et vit qu’elle pleurait :
— Mon Dieu ! il va le tuer ! fit-elle en se mouchant... ça n’est pas raisonnable de battre un grand garçon comme ça...
— C’est extraordinaire !... dit Patrice, outré, et jamais je n’aurais cru que mon oncle...
— Ton oncle sait ce qu’il a à faire avec un vaurien comme ce Noël, répliqua Madeleine. Il n’y a pas d’autres façons de se faire obéir des boys d’Extrême-Orient, et puis papa est très énervé chaque fois qu’il entend le tonnerre !
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Portrait de Gaston Leroux Gaston Leroux Balaoo

Sans compter qu’il n’avait pu comprendre la plus grande partie de la conversation (justement la partie qui l’intriguait plus que tout le reste) : qu’est-ce qu’ils voulaient dire avec les reproches qu’ils s’adressaient chacun à propos de leur race et de leurs fréquentations de bêtes de la forêt ? Maintenant, M. Noël lui faisait peur comme un monstre et lui apparaissait, avec l’ombre de ses forces rudes et surhumaines découpés par la lune qui était venue se pendre, tel un globe de lampe, au beau milieu de la clairière du Moabit, comme une bête de l’Apocalypse.
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Portrait de Gaston Leroux Gaston Leroux Balaoo

Donc c’est la respiration (je donne ce nom à la chose du plafond que vous n’avez pas vue, mais entendue) c’est-à-dire l’assassin qui parle !... Et l’assassin a un souffle énorme, ce qui vient évidemment de la difficulté qu’il a à respirer la tête en bas. Et l’assassin dit : « Patrice ! » Et sur quel ton, dit-il « Patrice » ?
— Ah ! monsieur, je crois bien que c’est sur le ton de la haine !
— Voyez-vous ! Et qui donc, dans la vie, vous appelle ainsi de votre petit nom « Patrice » ?
— Il n’y a que mon père, ma mère, mon oncle Coriolis et ma cousine Madeleine.
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