Maurice Leblanc,
Le Triangle d’or
“ Alors, mon Patrice, si je dois mourir dans quelques heures, pourquoi ne pas mourir maintenant, dans tes bras... en même temps que toi, tes lèvres sur mes lèvres ? Est-ce la mort cela ? N’est-ce pas vivre en un instant la plus belle des vies ? Il résistait à son étreinte. Il savait qu’au premier baiser de ces lèvres qui s’offraient il perdrait toute volonté. — C’est affreux, murmura-t-il... Comment veux-tu que j’accepte ton sacrifice ? Toi, si jeune... avec toutes les années de bonheur qui t’attendent... — Des années de deuil et de désespoir, si tu n’es plus là... — Il faut vivre, Coralie. ”

