Maurice Leblanc

Maurice Leblanc

Résumé

Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc Les Dents du tigre

Si Florence devait mourir, s’il était trop tard pour l’arracher à l’ennemi, en ce cas autant rester en prison. Arsène Lupin au bagne jusqu’à la fin de ses jours, n’était-ce pas le dénouement qui convenait à l’existence manquée d’un homme qui n’avait même pas su se faire aimer de la seule femme qu’il eût réellement aimée ?
Crise passagère. En contraste trop violent avec le caractère de don Luis, elle se termina subitement, et par un état de confiance absolue où il n’entrait plus la plus petite part d’inquiétude ou de doute. Le soleil s’était levé.
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Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc Les Dents du tigre

Plus vite ! criait don Luis.
Depuis que la retraite du bandit lui était connue, les desseins de cet homme lui apparaissaient avec une effrayante clarté. Se sentant traqué, perdu, objet de haine et d’épouvante pour Florence maintenant que les yeux de la jeune fille s’étaient ouverts à la réalité, quel plan pouvait-il se proposer, sinon, comme toujours, un plan d’assassinat ?
— Plus vite ! criait don Luis. Nous n’avançons pas. Plus vite donc !
Florence assassinée ! Peut-être le forfait n’était-il pas encore accompli. Non, il ne devait pas l’être encore. Il faut du temps pour tuer.
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Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc Les Dents du tigre

Car la vérité était là, Sauverand le lui avait dit, et don Luis n’en doutait pas. Toute l’histoire sinistre, tout ce qui constituait l’affaire de l’héritage Mornington et le drame du boulevard Suchet, tout ce qui pouvait mettre en lumière le complot ourdi contre Marie-Anne Fauville, tout ce qui pouvait expliquer la perte de Sauverand et de Florence, cela était dans le récit de Sauverand. Il suffisait de le comprendre. Et la vérité surgirait, comme la morale qui se tire de quelque symbole obscur.
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