Lucien Biart, L’Eau dormante, scènes de la vie mexicaine
“ J’aime ces noirs rochers, ces bois pleins d’ombre, ces champs pleins de soleil, mon lac mystérieux, sauvage, endormi. Lorsque tu pars, je m’installe sur la terrasse ou sur le balcon, puis, comme les châtelaines des vieux âges, j’attends. L’écho m’annonce ton retour, car je connais le pas de chacun de tes chevaux. Quelle joie de te voir déboucher du sentier, accourir et t’asseoir là, jamais assez près ! Que c’est bon d’aimer, quand c’est toi que l’on aime ! — Et la belle créole, se renversant sur son hamac, enveloppait son mari de regards doux, caressans, pleins de molles langueurs. ”
