Gustave Aimard,
La Fièvre d’or
“ Le comte attira à lui une butacca, s’assit en face de Valentin, prit un cigare dans l’étui que son frère de lait lui avait tendu, et l’alluma. Le chasseur suivait tous ses mouvements avec attention ; lorsqu’il le vit commodément installée : — Parle, lui dit-il. — Hélas ! ma vie n’a rien de bien intéressant : elle a été semblable à celle de tous les aventuriers ; tantôt riche, tantôt pauvre, j’ai erré de tous les côtés, parcourant le Mexique dans tous les sens en traînant constamment après moi, comme la chaîne du forçat, le souvenir de mon bonheur perdu. ”
