Résumé

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Les Flibustiers de la Sonore

Guerrero Oui, si vous n’expliquez pas...
Horace Mes paroles... c’est ce que je vais faire. Messieurs, cet homme est un menteur, un traître et un lâche ! Un menteur, parce qu’il affirme que je n’ai pas de concession du gouvernement mexicain ! cette concession, la voici, signée de Santa-Anna ! Un traître, parce qu’il n’y a qu’un quart d’heure, encore, cet homme me proposait, un marché honteux. Un lâche, enfin, parce qu’il n’ose pas dire qui il est et se cache sous un habit d’emprunt.
De Sauves, bas à Tigrero. Si je le lui disais, son nom ?
Tigrero Arrête ! il ne le tuerait pas.
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Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Les Flibustiers de la Sonore

Tigrero Quand nous nous sommes éloignés d’Hermosillo, le comte, de l’aveu même de de Sauves n’avait pas une demi-journée à vivre ! Je l’ai vu, mon noble Horace, mon frère, pâle, défiguré, muet, l’œil fixe et l’écume de l’agonie sur les lèvres. Mon frère, mon pauvre frère ! Oh ! mais tu seras vengé, et c’est moi qui frapperai l’assassin.
Carmen Eh bien, frappe ! car je déteste mon crime autant que tu le hais, et je ne veux pas survivre à ma victime. Frappe, Tigrero, la mort me sera douce, car ma mort expiera ma vie. Frappe au cœur et fais vite.
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Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Les Flibustiers de la Sonore

Horace, frappant sur l’épaule de Tigrero. Mon bon et excellent Valentin ! Valentin Guillois, en Bretagne, dans notre chère Bretagne ; Tigrero au Mexique, brave et dévoué partout !
Tigrero, s’inclinant. Monsieur le comte !
Horace Trêve de respect ! n’es-tu pas mon frère ?
Tigrero Frère de lait !
Horace Mieux encore, frère de cœur ! Tu m’as sauvé deux fois la vie... et je compte sur toi plus que sur moi-même ; ce n’est pas en vain que je t’ai rappelé près de moi ! toi qui as voyagé sous toutes les zones, navigué sur toutes les mers ! (Passant à droite sur le canapé.)
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