Fabliaux et Contes du Moyen Âge
“ La patience d’un bénédictin : the Benedictine Order of monks, founded in the sixth century, has always been famed for its scholarship ; its members have produced a large number of historical works of great value. ”
Fabliaux et Contes du Moyen Âge
“ La patience d’un bénédictin : the Benedictine Order of monks, founded in the sixth century, has always been famed for its scholarship ; its members have produced a large number of historical works of great value. ”
Charles Dickens,
Oliver Twist
(1838)
“ — Je sais qu’il en est un qu’elles garderont toujours jusqu’à ce qu’on le découvre, dit Monks avec dédain. ”
Charles Dickens,
Oliver Twist
(1838)
“ Connaissez-vous un homme appelé Monks ? — Non, dit Rose. — Il vous connaît, lui ; il savait que vous étiez ici, car c’est en lui entendant donner votre adresse que j’ai pu arriver jusqu’à vous. ”
“ - Il est certain que nous aurons toutes les peines du monde à approfondir ce mystère tant que nous n'aurons pas démasqué ce Monks. ”
Charles Dickens,
Oliver Twist
(1838)
“ dit Monks en fermant la trappe, si jamais la mer rend les morts qui sont dans son sein, comme les livres le disent, elle gardera du moins l’or et l’argent, et, par conséquent, cette bagatelle avec. Nous n’avons rien de plus à nous dire, et nous pouvons rompre cet agréable entretien. ”
Denis Diderot,
Œuvres complètes de Diderot
“ MADEMOISELLE DE L’ESPINASSE. Je dis que l’esprit monastique se conserve parce que le monastère se refait peu à peu, et quand il entre un moine nouveau, il en trouve une centaine de vieux qui l’entraînent à penser et à sentir comme eux. Une abeille s’en va, il en succède dans la grappe une autre qui se met bientôt au courant. D’ALEMBERT. Allez, vous extravaguez avec vos moines, vos abeilles, votre grappe et votre couvent. BORDEU. Pas tant que vous croiriez bien. S’il n’y a qu’une conscience dans l’animal, il y a une infinité de volontés ; chaque organe a la sienne. ”
Charles-Émile Freppel,
Discours sur l'ordre monastique…
(1876)
“ Qu'est-ce donc qu'un moine, pour qu'une telle puissance s'unisse dans sa personne à tant de simplicité? Le moine, tel qu'il est sorti des entrailles de l'Evangile et de la tradition, est essentiellement l'homme de la louange divine. Et parce qu'il est l'homme de la louange divine, il est lié plus que tout autre à qui la reçoit et à qui la rend. D'où il suit que le moine est, dans le sens le plus parfait du mot, l'homme de Dieu, l'homme de l'Eglise, l'homme de l'Eglise romaine. ”
Anatole France,
L’Étui de nacre
“ Ami Barnabé, reprit le moine, prenez garde à ce que vous dites. Il n’y a pas de plus bel état que l’état monastique. On y célèbre les louanges de Dieu, de la Vierge et des saints, et la vie du religieux est un perpétuel cantique au Seigneur. ”
John Ruskin,
La Bible d’Amiens
“ Quel témoignage nous est apporté ici, volontairement ou involontairement, au sujet de la vie monastique, par un homme de la perception la plus subtile, vivant au milieu d’elle ? Que tous les moines qui ont aperçu le lion sont terrifiés à en perdre l’esprit. Quelle preuve curieuse de la timidité du monachisme ! Voici des hommes qui font profession de préférer à la Terre le Ciel — se préparant à passer de l’une à l’autre — comme à la récompense de tout leur sacrifice présent ! ”
“ Qu'est ceci, moine? Le Prieur C'est une tombe. Ouverte. Le Roi Ouverte! Le Prieur Oui, roi. Le Roi Pour qui? Le Prieur Quand l'homme tombe, Dieu seul le sait. Le Roi Pour qui cette tombe? Le Prieur se tait. Le roi insiste. A l'instant Dis-le, parle, réponds! Le Prieur Je l'ignore: Elle attend. Après un silence. Pour moi peut-être. Ou bien pour vous. Le Marquis, à l'oreille du roi. Quand dans un cloître On sent hors du niveau de l'ordre un moine croître, Soit du côté du mal, soit du côté du bien, On le supprime. ”
François-Jules Demange, Impressions et souvenirs. Avec une lettre-préface de S. É. le cardinal Foulon… (1892)
“ Mais de Sion l'encens est monté jusqu'à Dieu. Où peut fleurir encor la vertu monastique, Il en sort des parfums jusqu'au toit domestique : Quels coeurs impunément en resteraient témoins? Qui fait le plus, enseigne à pratiquer le moins. Pour qui le juge à l'oeuvre et pour qui le contemple, Le moine est un miracle et sa vie un exemple. Et des blasphémateurs s'en viendraient triomphants, Grand Dieu! de telles mains arracher les enfants ! Puis encor cette guerre à notre âme meurtrie, Ils la font, disent-ils, pour sauver la patrie ! ”
Notre-Dame d'Yenne, considérations historiques… (1893)
“ Mais la cloche du monastère a sonné de sa voix grêle, et de tous les côtés, les Religieux accourent, se hâtant de répondre à son appel : c'est l'heure de l'office. Ils entrent gravement au choeur, se prosternent en baisant le sol, et se rendent à leurs stalles. De cette voix peu musicale qui est particulière aux Capucins, ils se mettent à chanter les louanges du Seigneur. Si par ses voeux et son éloignement du monde, le moine devient l'homme de Dieu, par l'office divin, il se fait le courtisan de Dieu. ”
Athanase d’Alexandrie,
Vie de saint Antoine
“ Beau spectacle de la vie monastique. 41. Les monastères qui s’élevaient sur les montagnes ressemblaient à des tabernacles remplis de chœurs divins qui chantaient, étudiaient, jeûnaient, tressaillaient d’allégresse dans l’espérance des biens futurs. Ces religieux travaillaient des mains pour faire des aumônes ; ils s’aimaient les uns les autres et vivaient dans une parfaite concorde. On voyait là, dans ce coin du monde, la vraie patrie de la justice et de la piété. ”
Em. Moitron, Saint Pourçain et son temps, coup d'oeil historique sur le Ve siècle (1908)
“ N'y a-t-il pas deux choses dant tout Ordre monastique parfaitement distinctes : l'Esprit de cet Ordre, et la condition humaine de ce même Ordre. Or, tout ce qui est humain est périssable... Ce n'est pas tel Ordre monastique qui est divin, mais uniquement l'Esprit monastique, l Esprit qui, dans l'Eglise de Dieu, groupe et guide certaines oeuvres dans la voie des Conseils évangéliques ; c'est cet Esprit, lui seul, qui est d'origine divine et qui, comme la sainte Eglise elle-même, ne périra jamais. Les moines, immortels comme les chênes, avait dit l'Orateur... ”
George Sand,
Œuvres illustrées de George Sand…
“ Quel est donc ce moine ? me disais-je ; pourquoi sa figure fait-elle peur à tous les habitants du pays ? Qu’est-ce qu’il fait dans la Varenne ? S’il est du couvent des carmes, pourquoi n’en porte-t-il pas l’habit ! ”
X. Marmier, Revue des Deux Mondes
“ L’intrépide moine ne veut plus entendre parler de prières, de lecture ni de chants au lutrin, et les religieux, ravis d’une telle vertu, le choisissent d’une voix unanime pour leur supérieur. Il se met à la tête de l’abbaye et la gouverne pendant trente ans. ”
Clémence Robert,
La fille de Satan
(1877)
“ Ce n'était pas tout. Ces moines étaient en même temps seigneurs de vastes terres, ce qui les mettait en rapport avec les seigneurs des environs. Ceux-ci venaient faire des parties de table, de chasse à l'abbaye ; et il s'établissait alors une magnifique émulation de prodigalité, d'intempérance, de luxure, entre le capuchon et le feutre à panache, entre les maudits du cloître et ceux qui couraient le monde. ”
“ Il faut bien considérer d’ailleurs que le bas monachisme n’est ici qu’une transformation de la mendicité ; le moine, c’est le mendiant vêtu d’une robe grise et d’un capuchon, et présentant son état comme saint et religieux. ”
George Sand,
Un hiver à Majorque
“ Maintenant ton attente est remplie; que veux-tu faire d'un moine?—Le regarder, l'interroger, mon père; graver ses traits dans ma mémoire, afin de les retracer par la peinture; recueillir ses paroles, afin de les redire à mes compatriotes; le connaître enfin, pour me pénétrer de ce qu'il y a de mystérieux, de poétique et de grand dans la personne du moine et dans la vie du cloître.—D'où te vient, ô voyageur! l'étrange idée que tu te fais de ces choses? N'es-tu pas d'un pays où la domination des papes est abattue, les moines proscrits, les cloîtres supprimés? ”
Pierre-Eugène Rougerie,
Vies de Saint Israël et de Saint Théobald…
(1871)
“ Des hommes téméraires, non contents de piller çà et là les biens des monastères, ne cessaient, dans leurs orgies, d'accabler d'injures les religieux eux-mêmes, leur jetant à la face comme un outrage le glorieux nom de moine. ”
Marco Polo,
Deux Voyages en Asie au XIIIe siècle
“ Ces derniers ont plusieurs monastères où ils adorent leurs idoles, qui sont faites de terre, de bois ou de boue, dorées par-dessus ; il y en a de si grandes qu’elles ont dix pas de long, auprès desquelles il y en a de plus petites, qui sont dans une posture respectueuse. Ces idoles ont leurs sacrificateurs et leurs religieux, qui, en apparence, vivent plus régulièrement que les autres, car plusieurs gardent le célibat et s’attachent à l’observation de la loi de leurs dieux. ”
Vaast Barthélemy Henry, Histoire de l'abbaye de Pontigny…
“ S’il persistait à être reçu dans le monastère, on l’admettait parmi les novices, et on envoyait, près de lui, un des anciens de la maison, qui l’interrogeait soigneusement sur les motifs qui le portaient à entrer dans un monastère : si c’était Dieu qu’il cherchait véritablement. Alors il lui exposait tout ce que la règle avait de gênant pour la volonté propre ; il lui rappelait l’obéissance, les humiliations, les travaux de la pénitence, par où les moines s’efforçaient de se rendre agréables à Dieu. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Abbaye, couvent, monastère. L’abbaye ou le monastère est une communauté plus riche et d’un ordre plus élevé que le couvent ; le nombre des religieux y est bien plus considérable. Abbaye diffère de monastère, surtout parce qu’il fait penser au titre d’abbé ou d’abbesse donné au chef de l’établissement, et comme ce titre est le plus élevé de tous dans la hiérarchie monastique, l’abbaye a souvent plus d’importance encore que le monastère. Un couvent est dirigé par un supérieur ou un prieur ; un couvent de femmes par une supérieure ou une prieure. ”
Auguste Amaury, Le monastère de Meilleraie, ou Visite à Note-Dame de la Trappe (1857)
“ Il fut enterré en son monastère du Mont-Cassin. Voilà l'homme dont le génie, dont la règle sublime a enfanté ces milliers de maisons religieuses qui couvrent le monde : cet ordre qui a compté dans son sein tant de papes, de cardinaux, d'évêques et de princes de la terre : qui a été tout à la fois l'expression la plus chrétienne, la plus intelligente et la plus résolue du principe monastique ; qui pendant des siècles a gardé la direction de toutes les branches de l'activité humaine. ”
Histoire du monastère des religieuses carmélites de l'Avenue de Saxe… (1866)
“ Vous voulez savoir de moi, dit saint Bernard, pourquoi, parmi les divers exercices de pénitence, la profession monastique a obtenu cette prérogative, qu'on l'appelle un second baptême; je pense que c'est à cause du parfait renoncement au monde et de la singulière excellence de vie spirituelle qui, élevant cette sainte profession au-dessus de tous les divers genres de vie, rend ceux qui l'embrassent et s'y attachent semblables aux anges et fort différents des hommes ; elle répare en l'homme l'image de Dieu, en nous rendant conformes au Christ, à l'exemple du baptême. ”
Michel André, Cours alphabétique et méthodique de droit canon… (1852-1853)
“ L'on voit sous les mots MOINE, MONASTÈRE, BIENS D'ÉGLISE, ABBÉ, l'origine des moines, l'établis sèment de leurs monastères, la forme de leur gouvernement et les voies par où ils acquirent tant de biens. Ces richesses ou ces possessions, dont les premiers moines s'étaient; passés par le secours de leur travail manuel, exigèrent des monastères à qui on les donna le soin naturel de leur culture ou dé leur conservation ; il fallut alors, nécessairement, ou confier ces biens à des laïques, ou commettre des religieux pour les administrer. ”
Dominique Bernard, La Basilique primatiale de Saint-Trophime d'Arles (1893)
“ Césaire, évêque, à nos saintes et vénérables Soeurs du Monastère que nous avons fondé par l'inspiration et avec l'aide de Dieu. Puisque, dans sa miséricorde, Notre-Seigneur nous a inspiré la pensée et fourni les moyens de vous bâtir un monastère, fous devons maintenant vous marquer comment vous devez y vivre et, en nous inspirant de l'enseignement des Pères, nous vous avons tracé des règles qui, par la grâce de Dieu, seront le salut de vos âmes. ”
Auguste Maquet,
La belle Gabrielle — Tome 1
“ Quels sont les moines qui tiennent cette abbaye?—Des génovéfains, sire.—Je le sais bien. Mais il y a moine et moine. Ceux-ci dirigent absolument la conscience de ma maîtresse, et la poussent à des rigueurs qui me contrarient.—Je ne connaissais point nos hôtes, mais ce que vous me dites, sire, m'enchante. Nous sommes donc chez de braves gens?—Allons! allons! maître sage, moins de vertu et plus d'humanité. Ces moines m'ont paru avoir d'étranges façons: l'un est gras, l'autre est maigre; l'un ne parle jamais, l'autre parle toujours ”
Jean Hippolyte Michon,
Le moine
(1865)
“ Et le moine, qui seul savait écrire, se faisait faire, pour cette fois, en termes bien nets qu'il étendait lui-même sur fort parchemin, donation de quelque belle forêt. — Vous avez de gros péchés sur la conscience, monseigneur ! Nous prierons pour le remède de votre âme. Nous demanderons chaque jour à Dieu, qui exauce bien mieux les prières des moines que celles des clercs vivant dans le siècle, qu'il vous donne son saint paradis. ”
Anne-Séraphine Boulier, Annales du Monastère de la Visitation de Dijon… (1854)
“ Elle y découvre des motifs nouveaux de s'embraser de nouvelles flammes. L'œil de la foi y contemple ce que le ciel a de plus beau et le cœur y goûte ce que la gloire a de plus doux. Heureux le regard qui a vu sous ces voiles Jésus dans l'éclat de sa gloire! ”
Pierre Marie Brin, Saint Michel et le Mont-Saint-Michel (1880)
“ Un moine à la fois abbé et seigneur, archidiacre et capitaine, supérieur d’une maison religieuse et gouverneur d’un château-fort, travaillant de concert avec le légat du saint-siège au maintien de la discipline monastique qui tend à s’affaiblir et commandant à des soldats toujours en alerte dans un pays agité par des guerres continuelles, assistant aujourd’hui à un chapitre de son ordre à Saint-Pierre de la Couture et demain siégeant sur un tribunal, favori des princes et protégé du souverain pontife; il n’y a rien là qui soit en rapport avec nos mœurs et nos idées modernes. ”
Jean-Martial Besse, Les Moines d'Orient antérieurs au concile de Chalcédoine… (1900)
“ Les coeurs sont à l'aise, et les frères parcourent avec allégresse le chemin qui mène à la perfection. Le monastère est une image du ciel ; on y mène la vie des anges 1. Cet idéal de communauté monastique, tracé par l'un des hommes que recommandait le plus son expérience de la vie religieuse, pouvait devenir une réalité sous l'action salutaire d'un abbé doué des qualités et des vertus que requièrent ses fonctions. ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ « Aucun art ne s’apprend sans maître. Chez les abeilles, il y a des reines ; chez nous, un empereur, un juge par province..., un évêque en chaque Église. Ainsi tu dois vivre dans le monastère sous la discipline d’un seul Père et dans la compagnie de beaucoup de frères : l’un t’apprendra le silence, l’autre la douceur. Révère le supérieur du monastère comme un maître, aime-le comme un père. Crois que tout ce qu’il te prescrit est bien. » Epist., cxxv, ad Rusticum monachum, n. 15, col. 1080. Les exemples d’obéissance que saint Jérôme emprunte au passé monastique, op. ”
Lucien Boulain, Souvenirs de la Basse Cornouaille…
“ « Les moines étaient des maîtres pour choisir des points de vue. » Avec quelle intelligence, les ordres religieux ont-ils su joindre les horizons les plus vastes, aux solitudes les plus agrestes. Au moyen âge, alors que la science se concentrait dans les cloitres, vous retrouverez partout, dans les vestiges qui nous restent des monastères, la preuve de ce que j’avance. ”
Jean Hippolyte Michon,
Le moine
(1865)
“ Je ne me reconnais pas assez de vertu pour supporter le poids de tant de gloire. Tout a changé dans ce siècle. Autrefois on quittait le monde et son éclat pour aller se cacher dans l'humilité du cloître. Je serai l'un des premiers exemples des moines quittant les splendeurs de la vie des monastères, pour aller finir humblement leur vie dans la simplicité et la pauvreté du sacerdoce séculier. ”
“ Il me venait donc encore à l’esprit de me méfier de ce qu’en d’autres temps j’eusse appelé les visions d’un cerveau enclin au merveilleux, et de me demander à quoi un moine pouvait être bon au fond de son monastère dans le siècle où nous vivons, après que les travaux accomplis par les grands érudits monastiques des siècles passés ont porté leurs fruits, et lorsqu’il n’existe plus dans les couvents de trésors enfouis à exhumer pour l’éducation du genre humain ”
Marie Charlotte Clémentine Emma Estienne d'Orves, Sainte Thérèse (1890)
“ En songeant ainsi à ce que je pourrais faire pour la gloire de Dieu, je compris que le premier devoir de ma vocation était d'observer parfaitement la règle que j'avais embrassée. Il y avait dans ce monastère de grandes servantes de Dieu ; mais nous n'y suivions pas l'observance primitive ; nous vivions, comme dans les autres couvents de l'ordre, d'après la bulle de mitigation. ”
