“ Tous applaudirent à ces paroles, et il fut définitivement arrêté que l’armée marcherait sur Hermosillo. — Autre objection, dit le comte ; les Mexicains sont maîtres des trois routes, il faut les dépister. — Ceci me regarde, dit en riant Valentin. — Bon ! nous ferons des démonstrations des trois côtés à la fois, afin de tenir l’ennemi en haleine, et nous avancerons à marche forcée sur Hermosillo ; seulement, je crains que nous perdions bien du monde. ”
Hermosillo
Définition et enjeux
Citations sur “Hermosillo”
“ Ainsi qu’on le voit, Hermosillo est loin d’être une ville ouverte et dont on peut s’emparer sans coup férir, et, en tentant, à la tête de deux cent cinquante hommes de la prendre d’assaut, le comte de Prébois-Crancé, s’il réussissait, pouvait à juste titre se flatter ensuite d’avoir tout simplement accompli un des plus beaux faits d’armes des temps modernes. ”
Henry-Jean-Antoine Alric, Esquisses d'un voyage sur les deux océans et à l'intérieur de l'Amérique et d'une guerre civile au… (1869)
“ Au bout de trois semaines je me remis en route pour Hermosillo où j'arrivai, cinq jours après, exténué de fatigue,de privations, et brûlé par la chaleur. Le lendemain de mon arrivée je vendis mon cheval pour la diligence. Hermosillo est la ville la plus populeuse de l'état de Sonora. Sa population est d'environ quatorze mille âmes. Elle est avantageusement située dans un bas fond arrosé par une rivière qui, en la fertilisant, lui donne un aspect magnifique. Ses alentours sont bien cultivés et plantés d'arbres fruitiers : l'olivier, l'oranger et la vigne y viennent admirablement bien. ”
Gaston Raoulx Raousset-Boulbon, Le comte de Raousset-Boulbon et l'expédition de "la Sonore"… (1859)
“ Je ne sais pas encore si je trouverai mes compagnons à Guaymas; il se peut même que je sois pris avant d'y arriver; mais le jour où je les aurai rejoints, lorsque je les aurai derrière moi, armés, déterminés et secourus par leurs camarades de Californie, les souvenirs d'Hermosillo ne sont pas tellement effacés que le général Santa-Anna ne puisse calculer la résistance dont je serai capable. ”
“ Le señor Pavo était accouru en toute hâte de Guaymas à Hermosillo, en apparence pour féliciter le comte sur son beau fait d’armes, mais en réalité afin de le trahir plus facilement. Don Luis était seul, sans amis auxquels il pût se fier, couché sur un lit de douleur, intérieurement dévoré d’une inquiétude mortelle et en proie à un profond désespoir de se voir réduit à l’impuissance et de perdre le fruit de ses travaux et de ses fatigues. ”
“ Deux jours plus tard, Cumurilla partait pour San-Francisco, chargé d’une lettre de la jeune fille pour le comte, lettre qui devait avoir une influence immense sur les déterminations ultérieures de don Luis. Les Mexicains avaient été si magnifiquement battus par les Français à Hermosillo, qu’ils avaient conservé d’eux le plus touchant et le plus respectueux souvenir. Le général Guerrero, qui, ainsi que le lecteur a été à même de le voir, était rempli d’imagination, avait fait une réflexion pleine de logique et de bon sens à ce sujet ”
Henry de La Madelène,
Le Comte Gaston de Raousset-Boulbon…
(1856)
“ Nous n’avons pas la prétention de donner au combat d’Hermosillo l’importance d’une bataille rangée ; mais tout est relatif en ce monde. S’il avait fallu au premier consul la grande bataille de Marengo pour lui donner l’Italie, le combat d’Hermozillo devait suffire pour assurer la Sonore à M. de Raousset. Quand il l’a quittée, ce n’est pas le canon qui l’a chassé. ”
“ Eh ! le puis-je ? Mais sois tranquille, je sais ce qu’il me faut, l’odeur de la poudre me remettra. Regarde ! regarde ! nous sommes enfin au but. En effet, aux premiers rayons du soleil levant qui montait majestueusement à l’horizon, à une portée de canon environ apparaissait Hermosillo, dont les maisons blanches étincelaient. ”
“ Don Rafaël commanda d’un signe l’Élan-Noir de se placer en dehors de la porte afin d’éloigner les importuns, et revenant auprès du comte : — Avez-vous réellement cette pensée ? lui demanda-t-il. — Sans cela, serais-je ici ? répondit-il avec simplicité. — Mais, reprit don Rafaël avec insistance, Hermosillo est une ville fermée de murailles solides. — Je les défoncerai. — Elle a une garnison de douze cents hommes. — Ah ! fit-il avec indifférence. ”
Gustave Aimard,
Les Flibustiers de la Sonore
“ Ah ! vous parliez de mon aventure d’Hermosillo et vous disiez : il doit y avoir la main d’une femme, vous disiez vrai ! C’est, à cette heure, le seul souvenir qui m’attriste. Quand ma pensée se reporte vers le passé, je ne vois que des images de femmes pieuses, bonnes, consolatrices, aimantes... Ma mère, d’abord, puis ma vieille nourrice ; ma sœur, frêle enfant blonde et rieuse, d’autres encore... une seule... Ah ! une seule, fait ombre au tableau... car celle-là n’a su aimer que comme les autres haïssent... ! ”
Gustave Aimard,
La Grande flibuste
“ Je pourrais, si je le voulais, vivre tranquille et sans souci d’aucune sorte auprès d’un ami bien cher, d’un ancien compagnon, retiré dans une magnifique hacienda qu’il possède à quelques lieues d’Hermosillo ; mais l’existence du coureur des bois a des charmes que ceux-là seuls qui l’ont menée peuvent comprendre ; elle les entraîne toujours malgré eux à la reprendre. ”
Henry de La Madelène,
Le Comte Gaston de Raousset-Boulbon…
(1856)
“ Elle donna la preuve d’une grande énergie morale ; la plupart des volontaires marchaient pieds-nus ; pas un ne se plaignit, pas un traînard ne quitta la colonne. Le 13 octobre, dans l’après-midi, elle campait au rancho de l’Alamito. Hermosillo n’était plus qu’à six lieues. Ces hommes attristés par une longue période d’ennuis, d’oisiveté, de fatigues, de misères, semblaient se réveiller d’un lourd sommeil ; la gaieté revenait sur les visages ; l’espérance rentrait dans les cœurs ; un jour de plus, et l’avenir de la compagnie serait réglé ! ”
Gustave Aimard,
Les Trappeurs de l’Arkansas
(1858)
“ Moi, don Inigo tormentos d'Albaceyte, dit-il d'une voix solennelle, juez de letras de la ville d'Hermosillo, au nom du roi j'arrête cet homme convaincu d'assassinat !... – Grâce ! s'écria Rafaël, en tombant à deux geet en joignant les mains avec désespoir. – Malheur !... murmura la pauvre mère en s'affaissant sur elle-même. ”
Gustave Aimard,
Les Peaux-Rouges de Paris
“ À cette époque, Hermosillo avait une garnison française. On ne voyait que des soldats dans les rues et sur les places. Julian s’installa dans un tambo, c’est ainsi qu’on nomme au Mexique les auberges où descendent les voyageurs. On y est généralement assez bien, quand on a le soin d’apporter avec soi ses vivres, ses objets de literie, enfin tout le nécessaire, le tambero ne fournissant que la nourriture des chevaux et des mules. Laissant les dames organiser tout dans leur logement temporaire, le docteur et les deux chasseurs allèrent faire leur visite d’arrivée au commandant de la place ”
Gustave Aimard,
Les Trappeurs de l’Arkansas
(1858)
“ Hier, à Hermosillo, à la suite d'une querelle dans un tripot, il a mis le feu à une maison au risque d'incendier toute la ville, et comme un homme voulait s'opposer à sa fuite, il l'a tué d'un coup de poignard. Que penser d'un enfant qui, dans un âge aussi tendre, est doué de ces instincts de bête fauve ? Justice doit être faite, vive Dieu ! je la fera sévère ! Après ces paroles, don Ramon croisa les bras sur sa poitrine et sembla se recueillir. ”
Gustave Aimard,
Les Peaux-Rouges de Paris
“ Il faut que je la retrouve ; un de nous deux est de trop sur la terre... — Calmez-vous, Mayor, cette émotion vous fait mal. Dès que je vous aurai conduit à Sonora, je reviendrai ici, je me charge de tout savoir ; et si ce n’est à Hermosillo, je m’informerai à Guaymas, à mes anciens camarades de la Belle-Adèle : ils me renseigneront, eux. — Ils ne pourront rien te dire, ils ne la connaissent pas. — Bah ! il ne faut jurer de rien, j’ai reconnu près d’elle notre ancienne passagère, mademoiselle Denizà ; elles causaient toutes deux. ”
Gaston Raoulx Raousset-Boulbon, Le comte de Raousset-Boulbon et l'expédition de "la Sonore"… (1859)
“ En un clin d'oeil, l'Alameda fut emportée. Les Français étaient maîtres d'Hermosillo. Les Mexicains fuyaient de toutes parts, ainsi que les Indiens Yaquis, leurs dignes alliés ; canons et drapeaux tombèrent entre nos mains. Le général Blanco prit au galop la route d'Urès. Ses pertes étaient sensibles, deux cents soldats environ tués ou blessés; celles du comte l'étaient aussi, vu le petit nombre d'hommes dont il disposait; il comptait dix-sept morts et vingt-trois blessés, parmi lesquels plusieurs officiers. ”
Gabriel Ferry,
Scènes de la vie sauvage au Mexique
(1879)
“ L’argent du sacristain vient en chantant et s’en va en chantant. III CAYETANO LE CONTREBANDIERL’État de Sonora ne contient dans les limites de son vaste territoire que trois villes de quelque importance : l’une par sa position maritime, c’est Guaymas ; l’autre par le commerce dont elle est l’entrepôt, c’est Hermosillo ; la troisième par le pouvoir législatif dont elle est le siége, c’est Arispe. Jadis capitale de l’État avant qu’Arispe lui eût enlevé ce titre, Hermosillo, anciennement le Pitic, compte encore une population de sept mille habitants. ”
Gustave Aimard,
Les Peaux-Rouges de Paris
“ Les médecins à bout de science et ne sachant plus quel remède lui administrer, ne trouvèrent rien de mieux que de lui conseiller de quitter la ville d’Hermosillo, où, prétendirent-ils, l’air était encore trop vif pour ses poumons, dans l’état où ils se trouvaient, et ils lui conseillèrent de se rendre à Sonora, où ils étaient certains qu’il se guérirait promptement. Doña Luz était partie aussitôt pour Sonore afin de tout préparer pour le recevoir ; et, le lendemain, le Mayor s’était mis en route à son tour dans sa litière. ”
Gabriel Ferry,
Scènes de la vie sauvage au Mexique
(1879)
“ Selon l’itinéraire qui m’avait été tracé, je devais aller coucher dans les bois à six lieues de là, finir ma journée du lendemain à Fronteras, et gagner Bacuache le jour suivant.J’avoue que je me mis fort mélancoliquement en route. Le rapide et agréable trajet que j’avais fait d’Hermosillo à Arispe, le train fastueux que j’avais partagé, ne servaient qu’à rendre plus pénible mon isolement. Et pourtant, combien de centaines de lieues n’avais-je pas faites ainsi, seul, ou avec mon guide pour unique compagnon ! mais quelques heures de prospérité m’avaient complétement amolli. ”
Gustave Aimard,
Les bisons blancs
(1876)
“ Les Indiens Yaquis se sont révoltés dans toute la province. Ils menacent Ures et Hermosillo ; déjà ils se sont emparés de plusieurs haciendas qu'ils ont brûlées et dont ils ont massacré les habitants, après leur avoir infligé des tortures horribles. Je suis averti que les révoltés marchent sur Monte-Real. L'hacienda sera attaquée cette nuit, avant une heure peut-être. Mes frères, n'oubliez pas que les ennemis qui vous menacent sont de féroces païens dont vous n'avez aucune grâce, aucune pitié à attendre. ”
Gustave Aimard,
La Fièvre d’or
“ La distance n’est pas grande de Guaymas au Pitic ; le comte la franchit en quelques heures. Le Pitic, ou Hermosillo, est une charmante ville fermée de murailles et entourée de jardins maraîchers d’un produit assez important. ”
Raoul Bigot, Le Mexique moderne (1910)
“ Cuernavaca a joué un rôle important lors de la conquête espagnole; c'est maintenant un lieu de repos pour les habitants de Mexico. Capitale de l'État de Morelos, célèbre par ses sucreries, Morelia, l'ancienne Valladolid, ville charmante, préside aux destinées de l'État de Michoacan, dont il est impossible de fixer, même approximativement, les richesses encore inconnues. Aguascalientes, renommée pour ses sources thermales, possède une grande fonderie de métaux précieux. Hermosillo, la ville des orangers, capitale du riche État de Sonora. ”
Henry de La Madelène,
Le Comte Gaston de Raousset-Boulbon…
(1856)
“ Dans les villes d'Hermosillo et de Ures , les gardes nationaux s'exerçaient depuis deux mois au maniement des armes. Quelques centaines d'Indiens avaient été recrutés dans le Rio Jaqui et chez les Opatas, la tribu guerrière par excellence ; les garnisons des présidios ne conservaient que les hommes hors d'état de faire une campagne ; les troupes se concentraient à Arispe. ”
Gaston Raoulx Raousset-Boulbon, Le comte de Raousset-Boulbon et l'expédition de "la Sonore"… (1859)
“ La seule Californie était au moment de lui envoyer quatre ou cinq mille aventuriers, lorsqu'on apprit qu'Hermosillo avait été pris, puis évacué presqu'aussitôt. Reprenons le fil de notre histoire. Nous sommes au Saric, un ancien couvent de moines, dont les murs en ruines abritent plus ou moins bien nos compatriotes ; on se prépare évidemment à la guerre de tout côté ; ce ne sont que forges, qu'armes et que munitions mises en état de servir au premier instant. Dans cette circonstance, M. de Raousset ne fut pas sans habileté ”
Gaston Raoulx Raousset-Boulbon, Le comte de Raousset-Boulbon et l'expédition de "la Sonore"… (1859)
“ Le 23, M. de Raousset marcha sur la ville d'Hermosillo. Les Français arrivèrent à la Madelaine au moment où se célébrait la fête annuelle de cette localité, fête fort suivie par les habitants de la Sonore septentrionale, et qui dure plusieurs jours. Ils s'y reposèrent un peu de leurs fatigues, y parlèrent d'indépendance à des centaines de rancheros qui répondaient plus ou moins sincèrement, mais invariablement à leurs nouveaux amis, par des si signor ; ils dansèrent avec les senoritas, goûtèrent au mescal du pays, et se virent au moment d'être surpris par une troupe ennemis. ”
Henry de La Madelène,
Le Comte Gaston de Raousset-Boulbon…
(1876)
“ La mort l'empêcha d'achever. 190 LE COMTE DE RAOUSSET-BOULBON. Telle fut cette victoire d'Hermosillo, qui a eu un si grand retentissement dans les deux mondes, qui semblait devoir décider la querelle entre le gouvernement sonorien et l'émigration française, et servir de prélude à une révolution nationale. Cette victoire, contre toutes prévisions, fut stérile ; le signal du soulèvement des pueblos devait être donné par un homme de grande nfluence, dont le concours ne faisait un doute pour personne. ”
Émile de La Bédollière,
Histoire de la guerre du Mexique…
(1863-1868)
“ La première station fut aux bords du lac Teguayo; la seconde, sur les bords du fleuve Gila; la troisième, dans l'Etat de Durango, près de l'ancien presidio de Yanos, où il y a aussi des édifices en ruines, appelés par les Espagnols casas grandes. L'Etat de Sonora est partagé en neuf partidos, qui sont ceux de Hermosillo, Salvacion, Urès, San-Ignacio, Altar, Montezuma ou Oposura, Sahuripa, Arispe et Alamos; il renferme 4 cités, 10 villes, 77 pueblos, 32 exploitations minérales, 2 congrégations et 230 haciendas ou ranchos. Sa population est de 124,000 âmes, dont la moitié indigènes. ”
Paul Louis M Laurent, La Guerre du Mexique de 1862 à 1866… (1867)
“ Occupation fTtJrèe et d'IIei'iposîllo 22 juillet.-Le colonel Garnier se met en marche avec trois compagnies d'infanterie et un peloton de cavalerie. Notre route est une véritable promenade militaire ; nous arrivons à Hermosillo le 28 juillet, et à Urès le 15 août, sans tirer un coup de fusil. v Bien plus, les habitants ont envoyé, à deux jours de distance, mulets et voitures au devant de notre infanterie. Si nous ne souffrons pas du feu de l'ennemi, celui du bon Dieu, en revanche, ne nous ménage pas ; il fait une chaleur plus que tropicale. ”
Gustave Aimard,
Les Chasseurs d’abeilles
(1854)
“ Doña Hermosa n’était pas née encore à cette époque, son père n’habitait pas cette hacienda, qu’il n’a achetée que depuis ; toute la famille vivait alors retirée dans une villa de la Banda Orientale, car je dois vous apprendre avant tout que don Pedro de Luna n’est pas Mexicain et que le nom sous lequel vous le connaissez ne lui appartient que par substitution, ce nom étant celui de la branche de sa famille originaire du Mexique ”
Édouard de Perrodil,
A vol de vélo
(1895)
“ Cet aimable confrère, Espagnol de pure race, petit et d’une large carrure, à la barbe et aux cheveux d’un noir de jais, est bien la synthèse vivante de toutes les brillantes qualités qui distinguent le peuple espagnol: d’une franchise et d’une loyauté à toute épreuve; toujours aimable, serviable et chevaleresque, M. de Hermoso semble{30} représenter le type accompli du chevalier sans peur et sans reproche. ”
Emmanuel Domenech,
Le Journal d’un Missionnaire au Texas…
“ Le gouvernement mexicain gratifia la ville de Matamoros du titre de « ville héroïque. » Les habitans de Brownsville vinrent en foule contempler les désastres de la guerre et de l’incendie. Carvajal s’était retiré à Rio-Grande-City. Il voulut rentrer dans le Mexique, mais Canalès l’attendait sur la route de Camargo, et ses soldats, cachés dans un chuparal, criblèrent de coups de fusil l’armée de Carvajal à son passage. Le capitaine Nuñez, qui commandait les Mexicains de Carvajal, s’écria : « Nous sommes trahis! sauve qui peut! » ”
