Gabriel Ferry

Gabriel Ferry

Résumé

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Costal l’Indien

« Avez-vous entendu, Costal ? s’écria le noir.
— Oui, comme un cri ; c’est sans doute le pauvre diable d’étudiant qui nous appelle. Mais où donc est-il ? Je ne vois qu’un hamac suspendu entre ces deux tamariniers, là-bas... Eh ! il est dedans, parbleu ! »
Costal fit entendre un formidable éclat de rire, que l’étudiant accueillit comme une musique du ciel. On l’avait vu, sans doute, et il rendit à Dieu de ferventes actions de grâces.
Clara partageait l’hilarité de l’Indien, quand une musique d’un genre tout différent vint glacer le rire sur ses lèvres.
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Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Costal l’Indien

Au moment où Arroyo se débattait sous le poids de son cheval, le colonel s’était jeté à bas du sien, et, le poignard aux dents, ses deux mains de fer saisirent celles du bandit, dont les muscles brisés s’agitaient en vain sous sa terrible étreinte. Il pesa sur sa poitrine de tout le poids de son genou, lourd comme un bloc de rocher qui serait tombé du Monapostiac. Arroyo, les bras en croix, succombant à la douleur, restait immobile, et la rage et la terreur se peignaient tour à tour sur tous ses traits.
« Qu’on garrotte cet homme ! » dit don Rafael.
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Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Costal l’Indien

Manuel Costal fit comme lui ; sur la mer aussi tout eût semblé dormir, si, de temps à autre, une traînée étincelante n’eût brillé sur la nappe noir des eaux.
« Il y a de l’orage dans l’air, dit l’Indien à voix basse, car la solennité de la scène paraissait ne pas permettre d’élever la voix. Voyez comme les requins de la rade brillent d’une lueur phosphorique sur la surface. »
En effet, une demi-douzaine de ces voraces animaux croisaient comme des pirates en quête d’une proie, en décrivant des cercles lumineux semblables à ceux des mouches à feu dans les herbes des savanes.
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