Résumé

Édouard Auger Histoires américaines, par Édouard Auger (1866)

Il est interdit, à la Martinique, de se promener, le soleil couché dans son jardin, de prendre le frais sur le gazon d'une savanne, et en plein midi de s'aventurer dans les champs de cannes, de pénétrer dans une maison inoccupée depuis quelque temps, sous peine d'être mordu par un serpent jaune, gris ou noir, et de se voir mourir au bout de quelques heures, gonflé comme un ballon et irisé comme un arc-en-ciel. Les plus heureux en sont quittes pour l'atrophie complète d'un bras ou d'une jambe.
Source : Gallica

Édouard Auger Histoires américaines, par Édouard Auger (1866)

Chaque fois que Taddeo faisait son entrée à l'arrabal, accompagné de sa fille, la foule se pressait autour d'eux. Les Indiens de la contrée se montraient à la fois heureux et fiers de l'espèce de culte dont on entourait ce merveilleux échantillon de leur race qui s'éteint et s'étiole de jour en jour, et parmi les nègres, les métis et même les blancs de la ville, il n'était personne qui n'eût sollicité, au moins une fois, une douce parole ou même un regard bienveillant de la jeune fille.
Source : Gallica

Édouard Auger Histoires américaines, par Édouard Auger (1866)

Je pris une des mains encore moites de Mercédès, et j'y déposai une larme et un baiser.
Antonia n'est pas partie pour toujours, elle vous sera rendue, dis-je au colonel.
— Oui, quand l'enfer rendra les âmes qu'il a gagnées au ciel, répondit-il. L'homme auquel Antonia s'est donnée est pire qu'un démon, c'est d'Aréna, ou pour lui restituer son véritable nom, el Muchacho !
Source : Gallica

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