Édouard Auger, Récits d'outre-mer. A bord du Tennessee… (1873)
“ En portant mes regards sur la mer, dont la nappe immense s'étendait comme une glace sans fin jusqu'aux limites de l'horizon, j'apercevais à ma gauche, se profilant sur le promontoire du Charpentier, le gracieux cutter de Ludovic, dont l'équipage dégageait les agrès, et à ma droite, en tête de la ligne de pirogues, l'humble canot de Montarieux, avec son bâton de foc, gros comme un manche à balai. Il était trois heures, et il avait été convenu que nous serions de retour avant six. Le ciel était pur comme aux plus beaux jours, et la brise douce et régulière comme le souffle de l'enfant qui dort. ”
