Résumé

Édouard Auger Récits d'outre-mer. A bord du Tennessee… (1873)

Bien qu'il n'eût pour toute arme qu'une canne fort ordinaire, le jeune homme n'hésita pas à voler au secours des victimes de ce guet-apens. Au cri qu'il poussa pour effrayer, les assaillants, celui qui emportait la femme, la déposa un moment, pour aller au-devant de ce défenseur inconnu. C'était un homme de taille athlétique, et il avait déjà son couteau ouvert à la main, lorsqu'un coup de canne, rudement appliqué sur la tempe, le renversa sur le sol comme un boeuf qui tombe sous la massue du boucher.
Source : Gallica

Édouard Auger Récits d'outre-mer. A bord du Tennessee… (1873)

A BORD DU TENNESSEE
aussitôt la plus âgée de ces femmes se rejeta en arrière avec un mouvement de surprise et d'effroi, en s'écriant : Du sang ! don Ambrosio, du sang sur votre visage ! Dieu du ciel ! que vous est-il arrivé?
— Remerciez ce brave jeune homme auquel je dois la vie, répondit d'une voix grave don Ambrosio en leur présentant Anténor; sans lui, je succombais sous les coups de ces misérables échappés des presidios qui ont déjà commis tant de crimes dans la contrée.
Source : Gallica

Édouard Auger Récits d'outre-mer. A bord du Tennessee… (1873)

Au nom de Jenkins, le visage de Walter avait pris une expression terrible, ses yeux ardents fixés sur les traits décomposés du Hound semblaient y chercher une ombre de révolte, un semblant d'espoir, pour les anéantir d'un seul geste; mais le tigre s'était fait agneau tremblant, et il tomba sur ses genoux, le front courbé vers la terre.
A la vue de cette abjection humaine, l'ouragan de vengeance qui bouillonnait dans le coeur du chef s'affaissa lentement sous l'impression plus puissante du mépris.
Source : Gallica

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