Jules-Berlioz d' Auriac

Oeil-de-feu (1879)

Résumé

Jules-Berlioz d' Auriac Oeil-de-feu (1879)

J'aime à coucher sous les grands arbres, bercé par la voix sombre des cataractes, l'œil charmé par les doux rayons des étoiles, sous le manteau bleu du ciel, remerciant Dieu d'avoir fait la création si belle. La vie que je mène est sauvage, périlleuse peut-être : mais je me suis accoutumé à considérer l'existence comme une chose éphémère ; la mort peut venir, elle me trouvera prêt. Laissez-moi vivre ainsi, Clara, c'est ma destinée, jusqu'à ce que Dieu en dispose autrement pour moi.
—Vous êtes allé à Albany? interrompit le major.
Source : Gallica

Jules-Berlioz d' Auriac Oeil-de-feu (1879)

Pivotant sur une jambe, il fit un bond rapide qui le porta derrière Ireton : ce dernier fit aussitôt volte face, et les deux adversaires se trouvèrent encore vis-à-vis l'un de l'autre mais à une distance plus rapprochée.
Warren ne se pressait pas, il laissait son ennemi s'approcher, se tenant prêt à le recevoir vigoureusement lorsqu'il agirait. Ireton s'apercevant que Ralph persistait à garder la défensive, se prépara à l'attaque.
En effet, les muscles de l'Indien se tendirent comme ceux d'une panthère qui va s'élancer : il bondit comme un éclair ; mais son adversaire était prêt.
Source : Gallica

Jules-Berlioz d' Auriac Oeil-de-feu (1879)

L'intelligent visage du marquis se colora d'un noble orgueil. Soldat lui-même, il appréciait à toute sa valeur l'hommage spontané d'un brave soldat, ce dernier fût-il un ennemi.
Ce fut donc avec un inexprimable sentiment de juste amour-propre qu'il entendit le bon major Bowen grommeler en mâchonnant sa mous tache : — Dieu ! que c'est beau !
Effectivement, on n'aurait pu voir une plus belle armée ; c'étaient des troupes d'élite formées avec soin par le marquis de Montcalm ; il se complaisait en elles comme dans sa création favorite.
Source : Gallica

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