Jules-Berlioz d' Auriac

Résumé

Jules-Berlioz d' Auriac Le scalpeur des Ottawas (1878)

La squaw Indienne n'est pas comme les squaws des Faces-Pâles, elle n'a pas peur.
— Cependant, vous savez qu'il est défendu de tuer sans nécessité. Le Bon Livre nous l'enseigne.
— Tout çà, bon pour Faces-Pâles, — pas bon pour Indiens ! Le Grand Esprit des Indiens n'enseigne pas ainsi : Tuer tout quand on peut : tuer homme, enfant, vieillard, squaw ; tuer tout chez l'ennemi ; jusqu'à ce qu'il se rencontre un guerrier plus fort qui vous tue à son tour. — Les Faces-Pâles en savent plus que l'Indien, ils suivent leur route:—L'Indienne sait pas lire, il suit sa route
Source : Gallica

Jules-Berlioz d' Auriac Le scalpeur des Ottawas (1878)

La fille des Faces-Pâles peut maintenant marcher tranquille, pour elle il n'y aura pas de couteau ni de tomahawk ; pour elle il n'y aura plus d'Indiens peints en guerre ; qu'elle dorme en paix, elle a souri à Aile-d'Aigle alors que le grand Manitou cachait sa face. Le visage de la jeune fille est dans le cœur du guerrier. Bon !
Il s'arrêta en s'apercevant que ses paroles étaient inintelligibles pour Mary, et lui dit en mauvais anglais : — L'Indien est ami de la Face-Pâle. — Aucun guerrier ne viendra plus sur ce chemin.
Source : Gallica

Jules-Berlioz d' Auriac Le scalpeur des Ottawas (1878)

Est-ce qu'il sourira, le Mohican, lorsqu'un vrai guerrier fera tournoyer le tomahawk sur sa tête? Il tremblera, il tremble déjà comme une vieille dent dans la bouche d'une vieille Squaw. Est-ce qu'il ne pleurera pas quand la flamme brûlera lentement sa chair ? Pourra-til, sans que sa voix tremble, faire fetentir le chant de mort ? Pense-t-il que le Grand-Esprit veuille le recevoir auprès de lui dans le pays des chasses heureuses? Non, son scalp sera suspendu dans le wigwam d'un guerrier, et, en le montrant à ses enfants, il leur dira : « Voilà la peau d'un chien. »
Source : Gallica

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