Pierre Durandal, Le supplicié vivant (1882)
“ Rochetonnerre sentit la justesse de l'ironie. – Je n'aurais pas été bloqué, dit-il, si j'avais été seul. Le Huron comprit l'allusion faite à Mlle de Drucourt, et reportant sur elle son regard dont la flamme avait une ardeur étrange : – Le chasseur risque sa vie pour écouter le chant du rossignol, dit-il en donnant à sa voix une inflexion à la fois douce et mélodieuse. La jeune fille rougit. Elle ne s'attendait point à ce compliment exprimé avec autant de charme que de poésie. – L'Aigle-Chauve, dit le comte, a lui-même la voix du rossignol ; mais il a aussi le coeur du lion. ”
