Résumé

Léon Ville,  Peaux-Rouges et visages pâles (1911)

“ Tout à coup, il poussa un cri rauque et fit un bond prodigieux. Sans-Peur tira, mais l'animal, blessé seulement, vint s'abattre sur lui comme une masse. L'homme et le jaguar roulèrent sur le sol.
C'en était fait de Sans-Peur, car sa chute avait été si brusque qu'il n'avait pas eu le temps de dégainer son couteau, mais Taréas veillait : d'un bond, il fut sur le flanc de l'animal et lui planta son couteau dans le cœur avant que ses formidables griffes eussent le temps d'effleurer l'épiderme du chasseur, qui se releva sans la moindre blessure.
”
Source : Gallica

Léon Ville,  Peaux-Rouges et visages pâles (1911)

“ L'un d'eux, qui n'était autre que Niocébah, agita sa robe de bison.
En voyant le meurtrier de la comtesse, M. de Vorcel porta rapidement la main à ses pistolets ; mais Sans-Peur lui saisit le bras en disant :
— Qu'allez-vous faire?
— Vous avez raison; je dois songer à ceux qui m'entourent et ne pas risquer de les perdre en me laissant aller à ma juste colère.
Sans-Peur descendit la pente de la colline et s'arrêta à dix pas des trois Peaux-Rouges.
— Que désirez-vous ? demanda-t-il brutalement à Niocébah.
— Causer avec le chef des guerriers blancs, répondit l'Indien d'un ton glacial.
”
Source : Gallica

Léon Ville,  Peaux-Rouges et visages pâles (1911)

“ Prompt comme l'éclair, il ramassa un couteau et se ramassa sur lui-même, comme fait le tigre avant de s'élancer sur le chasseur.
Il allait s'élancer sur les Indiens, quand leurs rangs s'ouvrirent, livrant passage à un homme qui, pâle et les yeux flamboyants, s'avança jusqu'à trois pas de lui, croisa les bras sur sa poitrine et le couvrit d'un regard empreint d'une haine implacable.
Certes, le capitaine était brave ; mais le regard de cet homme était si effrayant qu'il sentit un frisson courir par tout son corps.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature