Léon Ville, Peaux-Rouges et visages pâles (1911)
“ Tout à coup, il poussa un cri rauque et fit un bond prodigieux. Sans-Peur tira, mais l'animal, blessé seulement, vint s'abattre sur lui comme une masse. L'homme et le jaguar roulèrent sur le sol. C'en était fait de Sans-Peur, car sa chute avait été si brusque qu'il n'avait pas eu le temps de dégainer son couteau, mais Taréas veillait : d'un bond, il fut sur le flanc de l'animal et lui planta son couteau dans le cœur avant que ses formidables griffes eussent le temps d'effleurer l'épiderme du chasseur, qui se releva sans la moindre blessure. ”
