Charles Joliet,
Les trois hulans : odyssée du capitaine Karl Siffer
(1872)
“ Ses camarades l'appelaient Mohican. Sur son masque olivâtre, on lisait la ruse et la férocité d'un Peau-Rouge, et son caractère tenait les promesses de sa physionomie. Il parlait rarement. Quand il souriait, le rictus bestial de ses lèvres charnues laissait à découvert des dents éclatantes de blancheur. Il s'amusait parfois à tordre des pièces de monnaie dans l'étau de ses mâchoires. Sous des formes grêles, il était doué d'une force athlétique, mais il était d'une réserve qui touchait à la timidité, et le Mohican ne cherchait pas à faire parade de ses talents naturels. ”
