Bas-de-Cuir

Définition et enjeux

Ernest Bottard,  La dernière transformation de Basile (1878)

“ N'importe, on ne me persuadera jamais que la France, ce noble pays de la gloire et de l'honneur, puisse tomber aussi bas.
— Tu es, il faut l'avouer, Basile, reprit Voltaire, une franche canaille. Ton plan n'est pas mal charpenté. Tu n'as oublié qu'une chose, c'est que dans toutes les contrées, surtout dans la nôtre, on se lasse de tout, même de la calomnie et des gredins. Tu nous reviendras battu, bafoué, et au milieu d'un immense éclat de rire.
”
Source : Gallica

Saint-Patrice,  Mémoires d'un gommeux (1877)

“ L'adjudant qui, à Saint-Cyr, prend le nom de Bas-off, est un être tout à fait à part dans la hiérarchie militaire.
Même au régiment, l'adjudant est universellement détesté des troupes, des sous-officiers et de ses supérieurs.
Pour employer une expression vulgaire, mais qui exprime bien mon
idée, il n'est ni chair, ni poisson : c'est une sarcelle.
A Saint-Cyr, le Bas-off joue un rôle bien triste ; il tombe à la peu enviable position de pion; au lieu d'être dans un lycée, il se trouve dans un Bahut militaire — non classique.
”
Source : Gallica

Paul Féval,  Fontaine aux Perles

“ Car, parmi les préjugés que nourrissent de père en fils, avec un soin précieux, les bonnes gens de Paris, celui qui donne la lourdeur grossière et la pesante sauvagerie en partage aux enfants de la Basse-Bretagne n’est pas le moins bizarre et le moins éloigné du vrai. — À part le paysan, qui est grave et dont la tristesse se teint de poésie, le Bas-Breton est en général vif, étourdi, rapide à devancer la pensée par la parole. ”
Source : Wikisource

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