Résumé

Frédéric Cherpitel Histoire de la ville et des deux sièges de La Mothe… (1841)

Les plus belles actions doivent s'arrêter à quelque borne. Votre sortie a été assez heureuse pour vous rendre glorieux; votre décharge n'a pas été sans fruit, puisque le champ vous est demeuré et que vous avez obligé l'ennemi à reconnaître, par une fuite honteuse, la valeur de vos armes. Mais leur courage ne peut digérer tant de félicité : ils s'emportent à ce bonheur, et poussent jusqu'au bas de la côte. Là, enfin, la garde de la cavalerie française, conduite par le sieur de Bussy, dit Lamelh, se sentit obligée de soutenir les Ecossais et de repousser les assaillans.
Source : Gallica

Frédéric Cherpitel Histoire de la ville et des deux sièges de La Mothe… (1841)

Depuis long-tems que je m'aventure aux hasards de la guerre, je me suis tellement accoutumé aux images de la mort que je ne mets points de différence entre le vivre et le mourir. Mais comme ma vie n'a été composée que des plus belles actions que la vertu guerrière fait faire à un seldat, il me fait mal de voir aujourd'hui qu'on la veuille ternir par une opinion contraire, prenant l'effet de mon courage pour une honteuse fuite et mon courage même pour une trahison.
Source : Gallica

Frédéric Cherpitel Histoire de la ville et des deux sièges de La Mothe… (1841)

Ceux qui ont le gouvernement d'une ville entre les mains doivent ressembler à cet animal d'Ethiopie qui porte deux cornes mouvantes, longues d'une coudée, avec le pouvoir de les remuer au combat, selon la nécessité qu'il en a, tantôt les mettant en dehors pour offenser, tantôt les retirant en dedans pour se défendre et souvent en retenant une au dedans pendant que l'autre combat au dehors. Ainsi, le gouverneur d'une place doit pousser et retirer ses forces selon l'occasion et le tems, retenant toutefois toujours auprès de lui de quoi se défendre pour n'être jamais surpris.
Source : Gallica

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