Saint-Patrice

Résumé

Saint-Patrice Mémoires d'un gommeux (1877)

L'amour a ceci de bizarre qu'il peut se déverser sur plusieurs personnes à la fois. Certainement j'avais pour la bonne petite Madeleine, pour celle qui avait allégé les souffrances de ma captivité, un amour sincère et profond.
C'était presque de la vénération et à mon affection se mêlait un sentiment mystique et plein d'innocence. D'un autre côté, je n'avais vu Jeanne qu'une seule fois et déjà je brûlais de la posséder, j'éprouvais un désir impérieux de l'avoir à tout prix, en un mot, je l'aimais, mais ce n'était pas du même
amour que celui dont j'entourais Madeleine.
Source : Gallica

Saint-Patrice Mémoires d'un gommeux (1877)

Que vous dirai-je, lecteur, si ce n'est que son buste, dont l'exquis modelé aurait défié le talent de Phidias, est emprisonné dans une robe de velours pensée, taillée en manteau de cour sur une jupe de satin rose. Des dentelles blanches, en point de Venise, encadrent le corsage et garnissent la tunique jusqu'en bas. Au lieu de fleurs, le corsage est décoré d'un nœud de satin pareil à la jupe ; mais, dans les merveilleux cheveux d'Amélie
G., au-dessous d'une aigrette de diamants, est enfouie une rose, fleur de Vénus, de l'Amour et de la Volupté.
Source : Gallica

Saint-Patrice Mémoires d'un gommeux (1877)

L'adjudant qui, à Saint-Cyr, prend le nom de Bas-off, est un être tout à fait à part dans la hiérarchie militaire.
Même au régiment, l'adjudant est universellement détesté des troupes, des sous-officiers et de ses supérieurs.
Pour employer une expression vulgaire, mais qui exprime bien mon
idée, il n'est ni chair, ni poisson : c'est une sarcelle.
A Saint-Cyr, le Bas-off joue un rôle bien triste ; il tombe à la peu enviable position de pion; au lieu d'être dans un lycée, il se trouve dans un Bahut militaire — non classique.
Source : Gallica

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