Résumé

Robert Caze Les enfants. , L'élève Gendrevin (1884)

La nuit suivante, dans son petit lit du collège, l'élève Gendrevin revit en rêve l'intérieur de Rosita : une chambre d'ouvrier parvenu avec une glace constellée de cartes de visite, une boule en verre tombant du plafond au-dessus d'une table en acajou recouverte d'un tapis au crochet, au mur des photographies de gar çons bouchers déguisés en cocodès, puis un canapé en damas rouge, puis un pseudo havanais grognon et poussif, enfin au fond d'une alcôve, non loin d'une
toilette où séchaient des serviettes, un lit surmonté d'un édredon rouge et bedonnant.
Source : Gallica

Robert Caze Les enfants. , L'élève Gendrevin (1884)

Vous coucherez là cette nuit, dit-elle à René. Demain, si le docteur l'ordonne, on vous transportera là-haut, dans la salle des fiévreux. Mais ne vous déshabillez pas encore. Je vais faire bassiner le lit.
Puis, comme l'autre religieuse achevait sa besogne auprès du petit malade qui venait de boire :
– Soeur Félicité, commanda la supérieure, donnez une tasse de tisane à cet enfant. Vous le veillerez avec attention, n'est-ce pas ? Il faudra ne pas le laisser se découvrir.
Gendrevin but d'un seul trait le breuvage tiède et sucré que soeur Félicité lui avait apporté.
Source : Gallica

Robert Caze Les enfants. , L'élève Gendrevin (1884)

Marthe ! Elle est...
– Oui, mariée, continua madame Gendrevin. Je n'ai pas voulu te l'écrire, vois-tu, parce que tu n'aurais pas pu passer ton examen. Cela t'aurait trop tourmenté. C'était bien assez que je fusse seule à souffrir. Ah ! si la pauvre enfant savait le mal qu'elle nous fait à tous deux.
Aussitôt l'hébétude de René se transforma en fureur. Il comprenait maintenant. Bélin lui avait pris sa mère autrefois. Il lui prenait aujourd'hui sa fiancée. Et l'enfant se voyant impuissant contre cet homme et contre cette situation se mit à pleurer. Les larmes le soulagèrent.
Source : Gallica

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