Résumé

Feu Pierrot : 1857-19 ? (1919)

“ Mais enfin justice t'est rendue, et le public sait, a fini par savoir — que tu étais un maître, un probe et fier artiste, bien personnel, bien français, plein de grâce et d'esprit.
Tu me diras, pauvre Pierrot, que la gloire est un peu une viande creuse et qu'il y a mieux ! N'importe ! C'est une satisfaction pour un artiste - et c'est au fond la meilleure et la plus pure de ses joies ! — de
pouvoir, sans sacrifier aux mauvais goûls du jour, proclamer son idéal de forme et de beauté !
”
Source : Gallica

Feu Pierrot : 1857-19 ? (1919)

“ Ils portaient la signature d'un artiste sculpteur en camées connu par sa force herculéenne, Davaux, mais, à la vérité, ils étaient d'un jeune Montmartrois d'avenir, Faverot, peintre de clowns. Mais la clientèle féminine de ce café était plutôt de ces mœurs qui nuisent à la repopulation, et la coutume était de dire pour désigner une lesbienne — « C'est un rat mort ! » La plus effrénée de ces pauvres inassouvies, prétendant à la dignité masculine, n'avait pu arriver qu'à la parfaite ressemblance de l'horrible critique d'art du Figaro, aussi l'appelait-on Albertine Wolf !. ”
Source : Gallica

Feu Pierrot : 1857-19 ? (1919)

“ Même une fois, ç'a été d'un Chat noir comme le Dyable et ce maître Rodilard a marqué sa griffe dans l'histoire de Paris !
La véritable originalité de Montmartre a été, depuis un demi-siècle, de servir d'asile aux poètes, aux artistes fuyant la mêlée des « gens sérieux » qui, en bas, se débattent dans la boue des affaires.
Pour le malheur de la Butte, l'homme sérieux qui d'abord méprisait, ne la comprenant pas, notre gaîté, en a, dans la suite, tiré profit et a ruiné, écrasé, avec ses tas de cailloux, nos tonnelles où se bécottaient les oiseaux et les amoureux.
”
Source : Gallica

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