Résumé

Charles Moreau-Vauthier Gérôme, peintre et sculpteur : l'homme et l'artiste… (1906)

Castaigne, en 1902, dans la conversation que j'ai plusieurs fois citée déjà, lui parlait de ce dessin. Gérôme ne s'en souvenait plus, mais disait : « Je le verrais, je le reconnaîtrais. »
Il est fâcheux qu'on ne le lui ait pas montré.
C'eût été la mise en action de son sujet, cette rencontre, au bout de soixante ans, du vieux maître et de sa première pensée de jeunesse.
En constatant qu'il n'avait pas changé, qu'il n'avait cessé de viser en art à la composition ingénieuse, il aurait pu, de sa voix
éclatante, clamer en se redressant : « Ma foi ! c'est vrai : l'âme ne vieillit pas ! »
Source : Gallica

Charles Moreau-Vauthier Gérôme, peintre et sculpteur : l'homme et l'artiste… (1906)

Son esprit très éveillé avait, au contraire, compris avec lucidité l'art du XIXe siècle, art essentiellement historique. Sur les traces de son maître Delaroche, Gérôme pratiqua la peinture en chroniqueur et en voyageur scrupuleux.
Son talent prépara la vision nouvelle, l'étude
de la vie contemporaine, en rompant avec la solennité de David et la fantaisie des romantiques, en apportant dans ses tableaux le souci de l'exactitude et de la vérité.
Source : Gallica

Charles Moreau-Vauthier Gérôme, peintre et sculpteur : l'homme et l'artiste… (1906)

Gérôme répétait souvent qu'aucun travail n'est inutile, qu'aucun effort n'est perdu.
Le Siècle d'Auguste devait lui apprendre bien des choses. Sans parler de l'expérience acquise par une étude aussi ardue, Gérôme découvrit enfin que sa voie était ailleurs et, dans les détails même de sa composition,
il marqua les qualités les plus caractéristiques de son vrai talent : l'ingéniosité, l'intelligence historique et la sûreté d'expression dans la physionomie des races et des types.
Source : Gallica

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