Gustave Ollendorff

Résumé

Gustave Ollendorff Revue des Deux Mondes

Nous demandons à M. Rochegrosse de rester fidèle à ses débuts et de se laisser guider, en conservant la manœuvre savante et hardie de son pinceau, par l’histoire sans condescendre jamais à prêter l’oreille aux faits divers. Que les jeunes hommes y prennent garde, il y a une place à prendre dans l’école classique : rester classique, mais ne pas demeurer étranger au mouvement moderne et se donner pour mission de le diriger. Un souffle puissant s’est élevé qui ne doit pas emporter l’école, mais auquel l’école ne peut être indifférente : l’art français est en train de se renouveler profondément.
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Gustave Ollendorff Revue des Deux Mondes

Rien n’est devenu plus commun qu’un certain don de talent, rien ne s’est fait plus rare qu’une certaine quantité d’idéal dans les ouvrages de l’esprit. A la vérité, les œuvres tout à fait mauvaises sont de moins en moins nombreuses ; partout, et même au Salon, les œuvres tout à fait insignifiantes pullulent, les œuvres tout à fait remarquables font défaut, ou du moins elles n’éblouissent plus les yeux par la sensation lumineuse du sublime, il les faut longuement chercher, et, après une recherche minutieuse, il convient de se résigner à une douloureuse constatation.
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Gustave Ollendorff Revue des Deux Mondes

Un maître encore, malgré ses inégalités et ses défauts, un maître parce qu’il cherche le beau, c’est M. Puvis de Chavannes. Personne, peut-être, ne sait composer un tableau d’une façon plus grande et plus personnelle. Qui ne se souvient de la Paix et la Guerre ; de Marseille, porte de l’Orient ; de Ludus pro patria, et de tant d’œuvres imposantes? Le dessin n’en était pas assez précis? — Oui, certes, mais que de caractère dans la silhouette des personnages ! La couleur en était terne? — Certes, oui, mais quelle harmonie délicieuse dans les paysages!
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