Résumé

Jeanne Thilda Impressions d’une femme au salon de 1859

L’artiste heureux peint la femme qu’il aime et les deux beaux enfants qu’elle lui a donnés. Déjà elle est terminée, cette tête souriante et pure de l’heureuse épouse, de l’heureuse mère... Tout à coup, la mort interrompt le doux travail. Un des enfants est enlevé à l’amour de ses parents. Ah ! le sourire de la mère, éternisé sur la toile, il s’est évanoui à jamais de ses lèvres ; ce sourire de l’image en face des larmes du modèle, c’est tout ce qu’on peut rêver de plus douloureux, de plus déchirant. Il faut interrompre là le tableau, le peintre ne peut pas le finir.
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Jeanne Thilda Impressions d’une femme au salon de 1859

La Zingara est pleine de verve, d’énergie, de vigueur ; sans être massive, elle est forte, mais elle a des formes féminines ; l’énergie ne lui vient pas des muscles, mais de l’âme.
Enfin, cette statue a le grand mérite de l’originalité sans bizarrerie. Elle s’illumine d’une pensée, d’une passion, et, tout en ne sortant pas des conditions de l’art, elle a quelque chose de dramatique et d’émouvant malgré les étoffes, puisque la tête, les jambes et les bras sont seuls nus. Le mouvement général se suit d’un bout à l’autre et le corps se retrouve toujours lorsque l’œil le cherche sous la draperie.
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Jeanne Thilda Impressions d’une femme au salon de 1859

Comme peintre, l’exécution est chez lui d’une débilité relative, qui n’est pas sans charme, que l’on n’aimerait pas chez un autre peintre et que l’on aime chez lui, parce qu’elle est bien d’accord avec la nature de son esprit poétique et sentimental.
De tous les tableaux qui figurent à l’exposition, le seul qui produise sur moi un effet complet, le seul qui me plaise tout à fait, sans restriction, le tableau sans défauts, le chef-d’œuvre, le résumé exquis de la poésie d’Ary Scheffer, c’est la Marguerite au rouet : on dit la Marguerite au rouet comme on dit la Vierge à la chaise !
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