Jeanne Thilda, Impressions d’une femme au salon de 1859
“ L’artiste heureux peint la femme qu’il aime et les deux beaux enfants qu’elle lui a donnés. Déjà elle est terminée, cette tête souriante et pure de l’heureuse épouse, de l’heureuse mère... Tout à coup, la mort interrompt le doux travail. Un des enfants est enlevé à l’amour de ses parents. Ah ! le sourire de la mère, éternisé sur la toile, il s’est évanoui à jamais de ses lèvres ; ce sourire de l’image en face des larmes du modèle, c’est tout ce qu’on peut rêver de plus douloureux, de plus déchirant. Il faut interrompre là le tableau, le peintre ne peut pas le finir. ”
