Arsène Houssaye,
Revue du salon de 1844
(1844)
“ Le peintre n'a-t-il donc pas une seule fois en peignant regardé à la fenêtre? Il faut bien le dire, nos portraitistes modernes sont fatigués des physionomies bourgeoises, qui s'épanouissent de plus en plus belles par ce temps de paix, d'industrie et de vapeur, où nul sentiment élevé ne saisit l'âme, où la femme qui pose pense au cadre de son portrait, à sa robe de satin, aux mille francs qu'elle donnera à l'artiste s'il la fait sourire, s'il l'ajuste bien et s'il ne met pas trop d'ombre sur ses joues ; où l'homme qui se fait peindre, pense à la figure qu'il fera au Louvre trois mois durant. ”
