Georges Berger, L'École française de peinture, depuis ses origines jusqu'à la fin du règne de Louis XIV… (1879)
“ Le portraitiste doit donc être à la fois naturaliste et interprète ; il doit faire vivre son modèle en face de lui, le faire causer, le regarder penser, et saisir, pour les fixer sur la toile, les éclairs de vie intérieure qui viennent illuminer son visage. La puissance de l'art éclate quand on compare, par exemple, un beau portrait à ces figures de cire qui, malgré la perfection plastique qu'on sait si bien leur donner, ont l'apparence de cadavres sur lesquels la vie aurait laissé tous ses symptômes physiques ; le pinceau du portraitiste a le privilège d'animer une apparence. ”
