Portraitiste

Définition et enjeux

Georges Berger,  L'École française de peinture, depuis ses origines jusqu'à la fin du règne de Louis XIV… (1879)

“ Le portraitiste doit donc être à la fois naturaliste et interprète ; il doit faire vivre son modèle en face de lui, le faire causer, le regarder penser, et saisir, pour les fixer sur la toile, les éclairs de vie intérieure qui viennent illuminer son visage. La puissance de l'art éclate quand on compare, par exemple, un beau portrait à ces figures de cire qui, malgré la perfection plastique qu'on sait si bien leur donner, ont l'apparence de cadavres sur lesquels la vie aurait laissé tous ses symptômes physiques ; le pinceau du portraitiste a le privilège d'animer une apparence. ”
Source : Gallica

Achille Segard,  Mary Cassatt : un peintre des enfants et des mères (1913)

“ Nous appellerons portraitiste le peintre qui interroge les visages humains, devine de quel état d'esprit certains traits sont révélateurs, de quelles déformations et parfois de quelles tares l'hérédité ou la profession a laissé les marques sur les visages. Il observe les expressions de physionomie, devine les traits principaux du caractère
physique et du caractère moral, se fait du modèle en particulier et du milieu où il vit, une opinion personnelle, de ses origines et de ses tendances une opinion générale.
”
Source : Gallica

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