Résumé

Ferdinand Servian Remarques sur la technique de quelques peintres provençaux… (1924)

Agé de près de 80 ans, la hardiesse est toujours la même, son pinceau court sur le papier avec emportement, laissant, ça et là, et comme au hasard, des flots d'encre et des torrents d'eau ; la planche n'est qu'un chaos de noir
et de blanc, mais aussitôt que l'eau se dessèche on voit apparaître distinctement les touches significatives et les images que l'artiste y a déposées.
Source : Gallica

Ferdinand Servian Remarques sur la technique de quelques peintres provençaux… (1924)

La Vue de Marseille, acquise par la ville en 1857, est un morceau de premier ordre, si l'on se place à deux points de vue spéciaux, l'aération et la mise des détails en perspective. Le mistral fouette les vaches et fait avancer les bergers dans un mouvement remarquable de précision rythmique, la sensation du vent y est si bien rendue, que l'on a comme l'illusion de la réalité, et l'étendue dont la toile se creuse a de si audacieux reculs, que l'œil inquiet semble parcourir la distance réelle.
Source : Gallica

Ferdinand Servian Remarques sur la technique de quelques peintres provençaux… (1924)

Rien de plus mouvementé que ce tableau (ancienne collection Ricard) dans lequel on voit un ballon en flammes, des hommes anxieux, des chevaux qui se cabrent, des arbres qui se contorsionnent, sous un ciel menaçant et profond où court un troupeau de nuages fouettés par le mistral. Malheureusement, la sensation du mouvement ne correspond pas à la nature de la touche dépourvue de vigueur.
Source : Gallica

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