Alexandre-Nicolas Barbier

Résumé

Alexandre-Nicolas Barbier,  Salon de 1839 (1839)

“ Dès que je suis devant un tableau de M. Scheffer, j'oublie à l'instant l'apparence matérielle, la forme et la couleur, j'appartiens à l'idée, je la cherche, je m'en pénètre, et je me surprends à achever le poëme dont l'artiste ne m'a donné qu'un épisode. M. Scheffer a quelque chose des habitudes méditatives et du spiritualisme rêveur des tempéraments germaniques. L'art ne lui apparaît, à première vue, que par son côté le plus subtil et en apparence le plus insaisissable; tout sujet de peinture n'est d'abord pour lui qu'une pure abstraction qu'il essaiera bientôt de rendre palpable. ”
Source : Gallica

Alexandre-Nicolas Barbier,  Salon de 1839 (1839)

“ Il est vrai de dire qu'il accomplit sa tâche plutôt en architecte et en érudit qu'en véritable peintre ; mais aussi quelle fidélité dans les détails, quelle précision dans les lignes, quel respect pour la forme. Ce n'est pas de la peinture qui séduit, mais c'est de la peinture qu'on ne peut s'empêcher d'estimer et à laquelle, toute modeste qu'elle soit, nous nous reprocherions de ne pas donner un éloge. On ne saurait trop encourager, par le temps où nous vivons, tout ce qui est vérité et conscience. ”
Source : Gallica

Alexandre-Nicolas Barbier,  Salon de 1839 (1839)

“ S'il en était ainsi, M. Ducornet serait le premier peintre du monde, car il peint avec le pied. Mais que m'importent à moi les conditions difficiles dans lesquelles vous vous placez à plaisir pour élaborer votre œuvre? Je ne m'enquiers pas de la difficulté, mais de la qualité ; j'aime mieux ce qui me charme que ce qui m'étonne. Si vous avez la fantaisie dépravée d'appliquer votre talent à des études bizarres, gardez ces études dans votre atelier. Pourquoi tenter ainsi la critique?
pourquoi dans un même cadre cet odieux mélange des teintes les plus fades et tout à la fois les plus disparates ?
”
Source : Gallica

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