Résumé

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Salon de 1831 : ébauches critiques (1831)

Il y avait cependant en lui de quoi faire un peintre original; mais le besoin d'imiter c'est le mal incurable en France. On ne sort d'une imitation que pour entrer dans une autre. On n'a plus voulu faire comme David, parce que David avait eu de si maladroits imitateurs que son système en était presque déshonoré; et voilà qu'on imite M. Delacroix, qui lui-même a imité un peu Géricault. Imitation! imitation! tout est imitation et pastiche! Au théâtre, en poésie,
en romans, en peinture, je ne vois que cela.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Salon de 1831 : ébauches critiques (1831)

Je m'estime heureux de ne pas reconnaître ces dénominations convenues, de ne pas comprendre ce qu'on appelle le style; pour moi M. Schnetz est un peintre d'histoire. C'est l'histoire des Romains modernes qu'il nous donne en petits ou en grands tableaux. S'il nous faisait un jour, dans les proportions du Virginius de M. Lethière un homme du peuple tuant sa fille pour la soustraire à un cardinal impudique, ce serait de l'histoire aussi bien que la Mort de Virginie; il est à parier même que ce serait de la meilleure peinture.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Salon de 1831 : ébauches critiques (1831)

La satire le blessera peut-être moins par son allure étourdie et ses vivacités osées. Une épigramme n'a pas la prétention d'un chapitre gros de bon sens, elle ne frappe qu'en courant; le chapitre analytique est comme le manteau de Nessus qui vous étreint un homme de la tête aux pieds et le fait mourir, si Hercule qu'il soit en philosophe, dans les convulsions de l'amour-propre irrité.
Une chose plaisante a lieu tous les jours. Qu'un poëte donne au public sa comédie, ses odes, son roman; le peintre, le sculpteur sont ses premiers critiques. Au théâtre, ils désapprouvent, ils sifflent
Source : Gallica

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