Résumé

Mathilde Stevens Impressions d'une femme au salon de 1859 (1859)

M. Baron est un coloriste de la même famille, plein d'esprit, de talent, un peintre harmonieux, qui ne travaille que pour le plaisir des yeux ; un des émules de Camille Roqueplan, qui ont le plus approché de cet artiste charmant et regretté.
M. Baron a de la coquetterie dans la touche, de l'éclat dans la couleur. Il compose bien ; sa peinture est lumineuse et attrayante. Il excelle à peindre les scènes d'amour, de fêtes, les parties de campagne, les terrasses de marbre, où s'accoudent de belles dames et d'élégants cavaliers. C'est tout un monde heureux, jeune, féerique
Source : Gallica

Mathilde Stevens Impressions d'une femme au salon de 1859 (1859)

Les portraits de M. Hippolyte Flandrin, comme ceux d'Holbein, de Raphael, du Titien, des plus grands maîtres, vous révèlent complétement le
caractère des personnages qu'ils représentent. Il ne se borne pas à copier les traits, mais il rend merveilleusement la physionomie de l'âme, la vie intérieure du modèle.
M. Flandrin a aussi un mérite qu'il faut signaler, un mérite qui devient plus rare chaque jour. Il a une finesse de pinceau extrême. Il couvre sa toile sans travail apparent, il modèle sans empâter. Cette manière est peut-être celle qui se rapproche le plus de la nature.
Source : Gallica

Mathilde Stevens Impressions d'une femme au salon de 1859 (1859)

M. Louis Boulanger n'est pas tout à fait un rêveur et je lui en sais gré. La rêverie est une grâce dont il faut se garder d'abuser. Louis Boulanger ne rêve pas seulement, il sent et il voit ; aussi ne s'inspire-t-il pas des poëtes nuagueux d'outre-Rhin. Il laisse Goethe à Ary Scheffer ; il abandonne la poétique vision de Marguerite et le Faust poncif aux peintres débiles et brumeux. Lui, il va chercher ses inspirations chez les poëtes des pays du soleil ou chez le grand William, ce poete du soleil des passions, il lui faut à lui Roméo et Juliette, Othello, le Marchand de Venise, etc.
Source : Gallica

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