Ary Scheffer

Définition et enjeux

Portrait de Henry Fouquier Henry Fouquier,  Études artistiques : Lettres sur le Salon de 1859… (1859)

“ L'homme au regard fatal, au passé mystérieux, a défrayé bon nombre de romans et de drames. Sur cette donnée , peu humaine, peu naïve , Scheffer a composé un tableau bien peint, et d'une expression attrayante dans sa dureté. On aperçoit, au fond de la toile, les moines en prière. Seul, le Giaour, vêtu d'une robe blanche, qu'étoile une grande croix noire, le front crispé , le poing fermé sur la tête, s'appuye sur le porche. Nous aimons peu l'expression de ses traits, traduction exacte du poème de Byron , dans toute sa fausseté. ”
Source : Gallica

Portrait de Henry Fouquier Henry Fouquier,  Études artistiques : Lettres sur le Salon de 1859… (1859)

“ Le jeune homme, pâle, la lèvre contractée par la mort, a son armure de bataille. Le père, absorbé en sa douleur, reste immobile, comme s'il allait mourir là. Sa tête, d'une belle facture rappelle les nobles traits du Titien. C'est, avec le Roi de Thulé, le plus beau masque de vieillard de l'œuvre de Scheffer, à qui l'on peut reprocher d'avoir donné à Saint-Jean écrivant l'Apocalypse, à Asheverus, au Joueur de Harpe, l'aspect empreint de vulgarité d'un beau modèle d'atelier.
Scheffer, qui semble avoir songé à Byron en créant le Faust à la coupe, s'est inspiré du Giaour et du Corsaire.
”
Source : Gallica

Louis Vitet,  Peintres modernes de la France…

“ Risquer sa vie soit pour des théories, soit contre des émeutes, ce n’est qu’un moment de courage ; il faut quelque chose de plus pour vouer à sa cause, à ceux qu’on a servis, à ce qu’on croit honnête, ces fidélités vigoureuses que rien n’abat, que rien n’ébranle. Dans cet art peu pratiqué, Scheffer était passé maître, sa mort l’a trop bien prouvé. Croit-on qu’il nous fut loisible de peindre au vif ce côté de sa vie ? Pourrions-nous librement parler de ses affections, sans réticence, à cœur ouvert ? ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature