Résumé

Théodore-Auguste Mendez La Deuxième légion pendant les journées de juin 1848… (1848)

Le commandant Scheffer devait être brave, parce qu'il est grand artiste, et que le génie et le courage sont frères! Au sang-froid le plus arrêté, au mépris de la mort le plus complet, il a joint la ténacité d'une conviction intime, le sentiment d'un grand devoir à remplir, et pendant la tourmente, comme après la victoire, il n'a oublié que lui seul !
Dès le 23, le commandant Scheffer se dessine; il marche à la tête du bataillon, il anime les faibles, et rassure par son assurance.
Source : Gallica

Théodore-Auguste Mendez La Deuxième légion pendant les journées de juin 1848… (1848)

C'est que la patrie est en deuil; c'est que l'Europe est en mal d'enfantement ; c'est que l'anachic, les émeutes, les mauvaises passions, les prédications énergumènes ont tué la confiance; c'est que la France est un état éminemment agricole et commerçant; c'est qu'il faut aux opérations agricoles et commerciales un état de chose qui permette leur développement; et que si la crainte de la spoliation, de la dépossession règne : tout chôme, la confiance est détruite, les capitaux se cachent, le travail cesse et la misère grandit !
Source : Gallica

Théodore-Auguste Mendez La Deuxième légion pendant les journées de juin 1848… (1848)

Maintenant c'est le rappel du malheur qui bat, à notre drapeau, frères, et qu'aucun de nous ne manque à l'appel ; c'est la victoire contre la misère que nous voulons, nous gémissons sur l'autre.
Si l'esclavage politique enfante de saintes et puissantes colères, l'esclavage de la misère enfante la démence et le désespoir, comme tout esclavage.
Siam servi, si, ma servi ognor frementi (Alfieri) .
Qu'en entrant dans nos foyers, nous puissions dire à nos soeurs, à nos mères, à nos enfans : « C'est fête aujourd'hui chez les pauvres, et cette fête, c'est la deuxième Légion qui la donne. »
Source : Gallica

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