Résumé

Sanglante insurrection des 23, 24… (1848)

Trahison ! trahison ! s'élèvent de toutes parts ; les combattants se retirent, et la fusillade s'engage plus vive que jamais.
L'archevêque est ainsi placé entre deux feux; il ne s'en étonne point, il ne pense ni à reculer, ni à s'échapper de droite ni de gauche. Il franchit les quelques pas qui le séparent encore de la barricade; et toujours accompagné de ses grands-vicaires, il entreprend de la gravir; il arrive au sommet; il est en vue des deux camps ; les balles sifflent autour de lui et semblent jusque-là le respecter. Un des vicaires-généraux a son chapeau percé de trois coups de feu.
Source : Gallica

Sanglante insurrection des 23, 24… (1848)

On doit regretter que ce mouvement n'ait pas réussi, car les principaux chefs de l'émeute et un grand nombre d'insurgés n'eussent pu se sauver, comme ils l'ont fait, par ce point.
Tel est l'ensemble général des opérations dirigées par le général Cavaignac, et qui ont enfin réussi à comprimer la plus terrible, la plus dangereuse insurrection qui ail jamais éclaté dans Paris.
Les rues de Paris ont un aspect sinistre et désert comme celui d'une ville morte. Tous les hommes sont au combat, toutes les femmes aux fenêtres ou sur les portes, cherchant quelque nouvelle.
Source : Gallica

Sanglante insurrection des 23, 24… (1848)

Nous renonçons à rendre l'impression que produit cette scène de désolation universelle. On a la mort dans le coeur avant de la recevoir dans la poitrine.
Quel spectacle étrange et terrible, quel enseignement pour les chefs des Etats, que ces milliers de citoyens qui s'entr'égorgent en poussant le même cri d'amour: Fraternité! le même cri de guerre: Liberté! le même cri de ralliement : Vive la République !
Barricade de la Porte-Saint-Denis.
Vers neuf heures du matin, le 23 juin, une cinquantaine d'hommes en blouse avaient commencé à former une barricade, porte Saint-Denis.
Source : Gallica

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