Arthur Christian

Résumé

Arthur Christian Histoire des journées de Juin… (1848)

AUX INSURGES.
Ouvriers, et vous tous qui tenez encore les armes levées contre la République, une dernière fois, au nom de tout ce qu'il y a de respectable, de saint, de sacré pour les hommes , déposez vos armes ! L'Assemblée nationale, la nation tout entière vous le demandent. On vous dit que de cruelles vengeances vous attendent ! Ce sont vos ennemis, les nôtres qui parlent ainsi ! On vous dit que vous serez sacrifiés de sang-froid! Venez à nous, venez comme des frères repentants et soumis à la loi, et les bras de la République sont tout prêts à vous recevoir. Paris, 25 juin 1848.
Source : Gallica

Arthur Christian Histoire des journées de Juin… (1848)

Paris est le siége principal de ces infâmes intrigues; Paris ne deviendra pas la capitale du désordre. Que la garde nationale , qui est la première gardienne de la paix publique et des propriétés, comprenne bien que c'est d'elle surtout qu'il s'agit, de ses intérêts, de son crédit, de son honneur. Si elle s'abandonnait, c'est la patrie entière qu'elle livrerait à tous les hasards, ce sont les familles et les propriétés qu'elle laisserait exposées aux calamités les plus affreuses.
Source : Gallica

Arthur Christian Histoire des journées de Juin… (1848)

Il en fut de même des belles proclamations du général Cavaignac ! il était trop tard : rien ne devait amener la conciliation, et la lutte commencée devait se décider par les balles et les boulets.
Ces premières mesures de conciliation avaient été précédées par une proclamation du maire de Paris; cette déclamation ne pouvait rien produire de bon; cette parole qui a été longtemps si pleine de miel et de flatterie pour le peuple et qui devient tout à coup menaçante et sévère, était plus propre à irriter les esprits qu'à les calmer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature