Résumé

Théodore Staines Relation complète et fidèle des journées de Juin… (1848)

Les barricades se dressent comme par enchantement. C'est maintenant le faubourg Saint-Mar ceau d'une part, les faubourgs Saint-Denis, SaintMartin et Poissonnière de l'autre, qu'elles enveloppent d'un immense réseau, qu'elles sillonnent dans toutes les directions.
L'armée, les gardes nationale et mobile, la banlieue, les provinces voisines se multiplient. On les rencontre partout, animées d'une seule pensée, pénétrées d'un seul devoir, enflammées d'un seul désir : sauver la République!
Source : Gallica

Théodore Staines Relation complète et fidèle des journées de Juin… (1848)

La rue Saint-Jacques présente dans les parties voisines de la rue des Mathurins et du pont de l'Hôtel-Dieu, l'aspect le plus désolant. La façade de chaque maison est criblée de balles. Toute saillie de maçonnerie, de porte, d'enseigne, est sillonnée par les balles ; mais la partie la plus maltraitée est celle qui termine la rue. La barricade de la place, si vail lamment attaquée et prise par la garde républicaine, avait nécessité l'emploi du canon.
Source : Gallica

Théodore Staines Relation complète et fidèle des journées de Juin… (1848)

Le général Cavaignac vient donner des nouvelles de l'insurrection ; il est suivi à la tribune par les citoyens Garnier-Pagès et Lamartine, qui protestent de leurs résolutions énergiques.
A huit heures du soir, les abords de l'Assemblée sont gardés par des forces encore plus imposantes que dans la journée.
Dans la salle des conférences, les représentans ont un air sérieux et préoccupé. On s'entretient des nouvelles qui arrivent de divers quartiers. On prétend que l'insurrection a fait des progrès, et que plusieurs officiers supérieurs de la garde nationale ont été tués ou blessés.
Source : Gallica

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