Résumé

Histoire des sanglantes journées de Paris… (1848)

Mais rendons ici justice à tout le mondé; les insurgés se précipitent à son secours; ils l'environnent de soins, le transportent à l'hospice des Quinze-Vingts, lui constituent une garde. Ils recueillent partout des signatures qui attestent que ceux à qui s'est adressé l'archevêque n'ont pas tiré sur lui. Ils tiennent infiniment à ce que ce fait soit bien constaté ; du reste, le bruit de la démarché de l'archevêque et de sa blessure se répand dans tout le faubourg et y produit un effet impossible à décrire.
Une heure après, la grande fusillade avait cessé pour ne plus recommencer.
Source : Gallica

Histoire des sanglantes journées de Paris… (1848)

Le colonel, qui ne pouvait assez louer l'intention de l'archevêque, se rendit à ses instances; et ce que le prélat avait espéré se réalisa. Le feu s'arrêta presque simultanément dans les deux camps. Les insurgés se montrèrent au-dessus de Jeur barricade, la première et la principale du faubourg; plusieurs élevèrent même en l'air la crosse de leurs fusils. On put croire qu'on avait beaucoup gagné et que la paix allait se conclure.
Source : Gallica

Histoire des sanglantes journées de Paris… (1848)

Trahison ! trahison ! s'élèvent de toules paris ; les combattants se retirent, et la fusillade s'engage plus vive que jamais.
L'archevêque est ainsi placé enlre deux feux; il ne s'en étonne point, il ne pense ni à reculer, ni à s'échapper de droite ou de gauche. Il franchit les quelques pas qui le séparent encore de la barricade; et toujours accompagné de ses grands-vicaires, il entreprend de la gravir. Il arrive au sommet; il est en vue des deux camps; les balles sifflent autour de lui et semblent jusque-là le respecter.
Source : Gallica

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