Théodore Staines

Élements biographiques

Théodore Staines,  Relation complète et fidèle des journées de Juin… (1848)

“ Les barricades se dressent comme par enchantement. C'est maintenant le faubourg Saint-Mar ceau d'une part, les faubourgs Saint-Denis, SaintMartin et Poissonnière de l'autre, qu'elles enveloppent d'un immense réseau, qu'elles sillonnent dans toutes les directions.
L'armée, les gardes nationale et mobile, la banlieue, les provinces voisines se multiplient. On les rencontre partout, animées d'une seule pensée, pénétrées d'un seul devoir, enflammées d'un seul désir : sauver la République!
”
Source : Gallica

Théodore Staines,  Relation complète et fidèle des journées de Juin… (1848)

“ La rue Saint-Jacques présente dans les parties voisines de la rue des Mathurins et du pont de l'Hôtel-Dieu, l'aspect le plus désolant. La façade de chaque maison est criblée de balles. Toute saillie de maçonnerie, de porte, d'enseigne, est sillonnée par les balles ; mais la partie la plus maltraitée est celle qui termine la rue. La barricade de la place, si vail lamment attaquée et prise par la garde républicaine, avait nécessité l'emploi du canon. ”
Source : Gallica

Théodore Staines,  Appel au peuple ! Aux électeurs républicains du 10 mars… (1850)

“ Maudits arbres, va! ils sont comme les têtes de l'hydre de Lerne — leurs racines ont beau être coupées, elles repoussent toujours. Vous aussi, ô mes arbres, vous serez toujour les mêmes, si la pensée qui inspira votre consécration ne se traduit plus en spirales de fraîche verdure, en guirlandes multicolores qui se jouent au soleil, cette pensée féconde reste dans nos coeurs et nous console dans l'avenir! ”
Source : Gallica

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