A.-J. Delaage, Journées de juin 1848, écrites devant et derrière les barricades par des témoins occulaires
“ Nous avons fait comme tout le monde : nous sommes allé voir le faubourg Saint-Antoine ; nous avons traversé les boulevarts transformés en camp. Nous avons vu dormir, insoucieux et enfouis dans la paille, tous ces mobiles qui se sont si vaillamment conduits, eux dont on doutait et qui nous ont sauvés! De temps en temps il en passe un couronné de fleurs, porté par ses camarades, couvert du drapeau qu'il a pris, la poitrine étoilée de la croix qu'il a conquise. Il semble avoir treize ans au plus. ”
