Résumé

A.-J. Delaage Journées de juin 1848, écrites devant et derrière les barricades par des témoins occulaires

Nous avons fait comme tout le monde : nous sommes allé voir le faubourg Saint-Antoine ; nous avons traversé les boulevarts transformés en camp. Nous avons vu dormir, insoucieux et enfouis dans la paille, tous ces mobiles qui se sont si vaillamment conduits, eux dont on doutait et qui nous ont sauvés! De temps en temps il en passe un couronné de fleurs, porté par ses camarades, couvert du drapeau qu'il a pris, la poitrine étoilée de la croix qu'il a conquise. Il semble avoir treize ans au plus.
Source : Gallica

A.-J. Delaage Journées de juin 1848, écrites devant et derrière les barricades par des témoins occulaires

Famille, institutions, liberté, patrie, tout était frappé au coeur, et, sous les coups de ces nouveaux barbares, la civilisation du dix-neuvième siècle était menacée de périr. (Très-bien!)
Mais non, la civilisation ne peut pas périr ; non, la République, oeuvre de Dieu, loi vivante de l'humanité, la République ne périra pas.
Source : Gallica

A.-J. Delaage Journées de juin 1848, écrites devant et derrière les barricades par des témoins occulaires

Quant au pillage, qu'on nous permette de le dire hautement, il n'a jamais existé que dans l'imagination de la peur; dans aucune maison occupée par l'insurrection, il n'y a eu rien de volé : les uns voient, derrière cette insurrection, se dresser le communisme, Henri V, Louis Bonaparte; nous, nous voyons surtout la faim.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature