Alphonse Viollet, Récit fidèle et complet des journées de juin 1848 (1848)
“ A la chute du brave Masson, le capitaine Hardouin a saisi le fusil d'un garde national. Il ajuste celui qui a donné la mort à son compagnon d'armes; le fusil rate. Il en prend un autre, ajuste de nouveau et tue son homme. Ainsi, par ta main, ô capitaine Hardouin, la ligne venge la garde nationale, les resserre dans un faisceau d'indissoluble union, et les confond dans ce cri dévoué : A la vie! à la mort! Bientôt la barricade est reconnue imprenable, sans le secours du canon, et, la retraite étant commandée, elle s'exécute lentement et en bon ordre. ”
