Alphonse Balleydier

Résumé

Alphonse Balleydier Histoire de la garde républicaine… (1848)

Une pluie de balles se mêle à la pluie du ciel qui tombe par torrents. Les représentants Recurt, Guinard, Edmond Adam accompagnent la colonne dans sa marche victorieuse ; ce ne sont plus des hommes, ce sont des héros. Leur présence anime et exalte les troupes qui admirent leur courage, leur sang-froid et leur intrépidité. Ils sont partout; ils se multiplient et se précipitent sans armes au devant des insurgés. Le premier monté sur une barricade, Recurt enlève de ses propres mains un drapeau à l'ennemi, et s'écrie : vive la République !
Source : Gallica

Alphonse Balleydier Histoire de la garde républicaine… (1848)

A la quatrième fois, le citoyen Guyon ne put s'empêcher de lui serrer la main et de lui dire : « Il paraît que la mort ne veut pas de toi; tu es un brave. »
L'attaque de la barricade du Temple fut l'une des plus terribles. Le pavé était littéralement rouge de sang et jonché de cadavres. Les projectiles sifflaient avec une telle rapidité qu'ils produisaient dans l'air une agitation, un véritable vent de balles. A cette affaire, qui coûta plus de trois cents hommes tués à l'armée, le commandant Lebris fut sublime de sangfroid, effrayant de courage.
Source : Gallica

Alphonse Balleydier Histoire de la garde républicaine… (1848)

La rue est un sable mouvant et détrempé de sang.
Le sol est jonché de cadavres, et cependant les braves avancent toujours. Bixio est à leur tête; il les encourage du geste et de la voix : « Au Panthéon! s'écrie-t-il, au Panthéon! » Dans ce moment, le général Bedeau tombe frappé d'une balle, et presque au même instant son digne frère d'armes, son compagnon d'Afrique, le vaillant
colonel de Vernon chancelle ; il vient d'être atteint par une balle au genou droit.
Flambard et Valtat s'élancent pour le soutenir; ils le mettent sur une échelle et le transportent sur les dalles de l'Hôtel-Dieu.
Source : Gallica

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