Résumé

Jean Caumont Quelques Momens malheureux traversés heureusement… (1854)

M. Farey , détaché du 9e léger comme capitaine instructeur dans un des bataillons mobiles , apprenant la blessure du général, s'élance sur la barricade en jurant de le venger ou de mourir. Fidèle à son serment , ce brave jeune homme, plein de courage et d'avenir , est frappé d'une balle au coeur. On l'apporte près du général, mais l'art n'avait plus rien à faire : il était mort.
Source : Gallica

Jean Caumont Quelques Momens malheureux traversés heureusement… (1854)

« Major, si vous quittez votre logement, la CHAMBRE est à louer. »
Nous étions aux Champs-Elysées depuis le matin, quand le Président arriva vers les dix heures. Son étatmajor, qu'on pouvait facilement compter, nous représentait ainsi, beaucoup mieux qu'on ne pourrait l'écrire, toute l'incertitude qui planait sur la solution du problême qui se rattachait à celle grande et immortelle journée; car, malheureusement, dans ces momens suprêmes, partout et toujours, on ne compte dans les rangs que le bien petit nombre de ceux dont le dévouement et la fidélité grandissent avec le danger.
Source : Gallica

Jean Caumont Quelques Momens malheureux traversés heureusement… (1854)

L'enlèvement du Panthéon avait excité l'enthousiasme des mobiles; ce point important de l'insurrection une fois enlevé, l'idée d'une victoire complète souriait à tous. Le général Damesme, avec lequel je marchais, ayant appris dans ce moment qu'une barricade s'était élevée dans la rue de Fourcy, m'invita à aller avec quelques mobiles m'assurer du fait.
Source : Gallica

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